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Tribunal Sidi M’Hamed : report du procès des ex ministres et hommes d’affaires dans des affaires de corruption

Corruption dans le secteur de l’industrie automobile

Mise à jour (lundi 11:25) : Le juge décide de renvoyer le procés à la date du 4 décembre prochain en raison du retrait des avocats de la défense qui ont exprimé leur mécontentement quant aux conditions de la tenue du procès.

Aujourd’hui débute au tribunal de Sidi M’hamed l’un des procès de corruption jamais traité dans l’Algérie  indépendante compte tenu des personnes impliquées et les postes qu’ils occupées. Car, il s’agit  de deux ex-premiers ministre, de nombres de ministres et d’hommes d’affaire. Le ministre de la justice a qualifié le dossier d’ «affreux ».

Cinq grands dossiers liés aux affaires de corruption, de surfacturation, de transfert illicite, de blanchiment d’argent, de trafic d’influence et de délits d’initié, vont passer au crible. On verra défiler sur la barre des accusées deux anciens premiers ministres de Bouteflika à savoir Ahmed Ouyahia et abdelmadjid Sellal et un panel de ministres.

Global Groupe sera le tout premier dossier explosif que les algériens auront l’opportunité de suivre de visu. Seront appelés à la barre dés aujourd’hui le PDG du Groupe, l’homme d’affaire Hassan Arbaoui, l’ex-premier ministre Abdelmalek Sellal, l’ex-premier ministre Ahmed Ouyahia, trois ex-ministres de l’Industrie, Youcef Yousfi, Mahdjoub Bedda et Abdeslam Bouchouareb (en fuite à l’étranger), des dizaines de cadres du ministère de l’Industrie et des Mines et des concessions automobiles, mais aussi des walis et des cadres du secteur des Domaines.

Le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, a révélé le 27 novembre que la tenue des premiers procès pour corruption, instruits par la Justice depuis mars 2019, se tiendront à partir d’aujourd’hui au niveau du tribunal de Sidi Mhamed. Les audiences seront « publics », a indiqué le ministre qui dit que les algériens « pourront voir d’eux-mêmes le déroulement des procès ».

Le procès promet des révélations, notamment sur Sellal, inculpé au même titre que son fils Farès Sellal, cité en qualité d’associé de cet homme d’affaires, tous soupçonnés de corruption et d’avoir bénéficié d’indus avantages. En outre, Mohamed Baïri, le P-DG du groupe Ival, devra répondre à plusieurs chefs d’inculpation, dont soupçons de blanchiment d’argent et de transfert de biens résultant de faits de corruption, dilapidation et utilisation des fonds de la banque de manière contraire à la législation, incitation de fonctionnaires publics à abuser de leur fonction, financement occulte de partis politiques et bénéfice de l’autorité et de l’influence d’agents de l’État.

Enfin, l’affaire du groupe GMI, appartenant à Hassan Arbaoui, promet des révélations, d’autant que plusieurs personnes ont été placées sous mandat de dépôt, dont quatre fonctionnaires du ministère de l’Industrie, le P-DG de la Banque nationale d’Algérie (BNA), Achour Aboud, 14 personnes physiques pour des faits liés au blanchiment d’argent et transfert de biens obtenus par la corruption, l’influence d’agents de l’État durant l’établissement de contrats et de marchés et la dilapidation de deniers publics.

R.N

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