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Le nouveau poste frontalier de Taleb-Larbi (El-Oued) : de grandes perspectives dans le Maghreb

Le nouveau poste frontalier de Taleb-Larbi (84 km Est d’El-oued), aux frontières avec la Tunisie, entré en service en juin 2019 et considéré comme le plus important dans la région du Maghreb, se veut une vitrine économique, touristique et culturelle du pays et affiche à ce titre de grandes perspectives.

Conçu et réalisé selon les standards internationaux, ce poste, localisé à 5 km de l’ancien poste éponyme, figure parmi les importantes infrastructures dont a bénéficié la wilaya d’El-Oued, dans le cadre d’une vision et d’une stratégie des pouvoirs publics visant à donner une impulsion au développement des régions frontalières du Sud, selon le bureau d’études techniques et économiques de Batna (antenne d’El-oued), auquel a été confié sa conception architecturale.

L’objectif étant d’en faire un véritable acquis aussi bien pour les communes de la wilaya d’El-Oued que des wilayas limitrophes, que ce soit au Sud ou dans les Hauts-plateaux, compte tenu de son impact sur la dynamique de développement, à commencer par le domaine touristique, vu que le poste de Taleb-Larbi a jusque-là été un poste de transit de voyageurs avant de le convertir en centre de transit commercial (avec ultérieurement la perspective de créer une zone de libres échanges commerciaux), a expliqué la source.

Réalisé sur une superficie de 12 hectares, pour un coût de 872 millions DA, au titre du programme complémentaire de soutien à la croissance (étude et réalisation), le poste en question renferme plusieurs structures et servitudes, dont un centre de procédures de circulation (entrées et sorties), l’administration des Douanes et de la Police des frontières, une résidence des cadres, un centre d’orientation touristique, un salon d’honneur, un hangar de vérification, un hangar des saisies, un scanner et autres.

Il dispose aussi, pour offrir les bonnes conditions socio-professionnelles à ses personnels, une base de vie de 36 chambres (120 places) pour les agents douaniers, une autre de 48 chambres (114 places) dans l’aile réservée à la Police, en plus de terrains de sports et de foyers de détente, a ajouté la source.

La nécessité de disposer d’un poste frontalier aux normes internationales s’est faite pressante pour la wilaya d’El-Oued, du fait d’une hausse des flux de voyageurs vers et de la Tunisie avec laquelle elle partage quelques 300 km de frontières.

Le poste frontalier terrestre de Taleb-Larbi étant de plus susceptible d’ouvrir de larges perspectives de coopération algéro-tunisienne, notamment dans les domaines touristique et économiques, adossés à la dimension socioculturelle commune des deux pays, déjà au centre d’accords de partenariat entre les wilayas voisines d’El-Oued (Algérie) et de Tozeur (Tunisie).

Les accords de jumelage et de partenariat décentralisés conclus entre les deux pays (représentés par les walis d’El-Oued et de Tozeur), ont donné une impulsion au projet de réalisation de ce poste frontalier pour le mettre en exploitation et accompagner la dynamique de coopération bilatérale dans le sillage des accords bilatéraux amorcés en 2015 et couvrant quatre grands chapitres, à savoir l’Agriculture, l’Industrie, la Culture et le Tourisme et l’Artisanat.

Une structure appelée à constituer une plateforme aux exportations

En plus d’être un poste frontalier terrestre de voyageurs, il est prédestiné à s’imposer comme centre de transit commercial et une plateforme aux exportations des productions locales, issues notamment de l’agriculture et des industries de transformation, comme souhaité par de nombreux investisseurs agro-industriels, qu’ils soient de la wilaya d’El-Oued ou d’autres régions du pays, notamment du Sud et des Hauts-Plateaux, a affirmé le vice-président de la Chambre de commerce et d’Industrie “CCI-Souf”, Djamel Chelghoum.

L’important développement enregistré par la wilaya d’El-Oued dans diverses spéculations agricoles, notamment la production de primeurs, l’habilite à se positionner comme une région exportatrice, via le poste frontalier de Taleb-Larbi justement, vers la Tunisie et de là vers d’autres marchés, a estimé, de son côté, Ali Hamda, membre du conseil d’administration de la Chambre d’Agriculture d’El-Oued, et patron d’une unité de conditionnement de dattes.

Sur un autre registre, et concernant la gestion des flux de voyageurs, la réalisation du nouveau poste a contribué à remédier sensiblement aux désagréments des files d’attentes, mais aussi à améliorer grandement les prestations offertes qui ont été par le passé à l’origine de diverses protestations, car en-deçà des attentes.

Ceci, sans compter sa contribution à la promotion des destinations touristiques d’El-Oued ainsi que d’autres régions du pays présentant des potentiels touristiques et naturels divers, ainsi qu’un dense patrimoine immatériel et artisanal.

Un centre de fret à Guemmar pour encourager aussi l’export

Dans la même perspective d’encouragement des exportations, notamment de produits agricoles et industriels, un centre de fret a été aménagé au niveau de l’aéroport de Guemmar (15 km Nord d’El-Oued) et mis en service en 2016.

Occupant une surface de 598 m2 pour une capacité de stockage de 3.000 tonnes/an et disposant de chambres froides pour une capacité de fret de 150 tonnes/an, ce centre a bénéficié, une année après, d’une extension à 650 m2 pour porter la capacité de stockage annuelle à 8.700 tonnes et répondre ainsi aux attentes des opérateurs économiques.

Concernant cette installation, le directeur général de l’entreprise nationale de gestion des services aéroportuaires, Mohamed Ouadia, avait indiqué, dans une précédente déclaration à l’APS, qu’elle était la première à être réservée essentiellement aux produits agricoles pour permettre aux agriculteurs et investisseurs locaux d’aller à la conquête des marchés extérieurs et contribuer à l’impulsion de l’économie nationale.

Des promesses ont également été données aux opérateurs et aux sociétés d’export afin de revoir à la baisse les frais de logistique de 30 et 35% à 15%, avait affirmé, de son côté, le P-dg du groupe public de transport routier de marchandises (Logitrans), Boualem Kini.

De même pour le P-dg de Tassili Airlines, Belkacem Harchaoui, qui avait lui révélé que les tarifications de sa compagnie aérienne seront “étudiées pour qu’elles soient à la portée des opérateurs économiques”.

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