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Après quelques semaines de flou : la date de la rentrée scolaire enfin fixée

Avec ce petit cafouillage sur la date de la rentrée scolaire, les Algériens peuvent douter quant aux assurances donné par le ministère sur le bon déroulent des préparatifs de cet important évènement  et s’ils ne doivent pas s’attendre à d’autres mauvais surprises.
Fin du suspens. Dans le flou depuis quelques jours, les Algériens et les parents d’élèves en particulier sont désormais fixés sur la rentrée des classes de leur progéniture. Pour cause, le ministère de l’Education nationale a annoncé, dans communiqué publié la soirée de lundi quatre septembre dans un communiqué, la date de la rentrée scolaire 2023/2024, a été fixée au mardi 19 septembre 2023. «Suite à la reprise du travail par le personnel administratif, le dimanche 27 août 2023 au matin, et le personnel enseignant, le dimanche 3 septembre 2023 au matin, le ministère de l’Education nationale annonce que la date de la rentrée scolaire 2023/2024 pour l’ensemble des régions du pays a été fixée au mardi 19 septembre 2023 au matin », lit-on dans le communiqué. Remarque : le ministère n’a pas jugé utile de s’attarder sur les rasions à l’origine du retard mis pour fixer la date de la rentrée et qui, depuis quelques jours, a emballé la toile, tout en  jetant les parents d’élèves dans l’incompréhension et l’incertitude. Il est vrai qu’à l’occasion de la rentrée de cette année, le système éducatif national connaitra un chamboulement important avec la généralisation de l’enseignement de la langue anglaise et le recrutement de 12.000 nouveaux enseignants d’anglais et d’éducation physique qui doivent suivre une formation de 10 jours, du 7 au 18 septembre.

Tout compte fait, les 11 millions d’élèves des trois paliers vont reprendre le chemin de l’école le 19 décembre prochain. Avant eux, le personnel administratif, le personnel administratif il a repris le travail dimanche 27 août.  Quant aux enseignants qui sont au nombre d’un demi-million, ils ont regagné leurs postes dans leurs établissements scolaires, dimanche trois septembre. « Toutes les conditions sont réunies pour que les enseignants reprennent le travail et que les élèves regagnent les bancs de l’école dans les meilleures conditions », avait alors rassuré le ministre de l’Education, Abdelhakim Belabed. Mais avec ce petit cafouillage sur la date de la rentrée, les Algériens peuvent douter quant aux assurances donné par le ministère sur le bon déroulent des préparatifs de cet important évènement  et s’ils ne doivent pas s’attendre à d’autres mauvais surprises. Il est vrai que le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales s’est mis de la partie pour réussir une bonne année scolaire, en rendant, le 22 août dernier, les walis destinataires d’une instruction d’une instruction leur enjoignant de « régler toutes les questions d’ordre organisationnel afin d’assurer une rentrée scolaire réussie et sûre au niveau des écoles primaires en prévision de la prochaine rentrée scolaire 2023-2024, en coordination avec toutes les parties prenantes au niveau local ». En outre, un accent a été particulièrement mis dans cette instruction sur « la nécessité de réceptionner, avant la rentrée scolaire, toutes les structures programmées afin de desserrer la pression que pourraient connaitre certaines régions ». « Il s’agira, dans ce cadre, de s’assurer de leur préparation et de la disponibilité des besoins essentiels, de finaliser les travaux de maintenance et d’assurer le chauffage des écoles de manière régulière, permanente et sûre, notamment dans les régions montagneuses et rurales, tout en assurant le gardiennage et la sécurisation des abords des écoles primaires », a poursuivi le département de M.Merad.

Question : un tel retard conjugué à d’autres problèmes ne risque-t-il pas de déteindre sur le cursus scolaire et le processus d’apprentissage des élèves ? «Comme pour tous les autres, le nombre d’heures dans le système scolaire algérien est de six heures. Imaginez la surcharge et la fatigue chez l’élève. La politique du rythme scolaire est négligée. Et si l’on ne tient pas compte du rythme scolaire et du rythme biologique de l’enfant, on ne peut pas bâtir un système scolaire efficient », explique le pédagogue Ahmed Tessa, dans une déclaration faites au site TSA, avant de prévenir : «Faute d’une vision prospective en matière de gouvernance pédagogique, on va droit au mur. C’est le cumulatif qui est privilégié et ça va aggraver le divorce entre l’enfant et l’école ».

Outre la date de la rentrée, les parents d’élèves ont fait face à un autre cauchemar: la cherté des articles scolaires, souvent importés de l’étranger,  dans un contexte  de grande inflation. Tout est cher et la lourdeur du cartable imposée par les responsables du secteur en a fait le reste. Les smicards et autres petites bourses sont dans l’incapacité de faire face aux frais de la scolarité de leurs enfants, arrivant à peine à leur assurer les besoins essentiels.

Ali Chikhi

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