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Agropastoralisme : le deghma et l’arganier sous protection du gouvernement

Le ministre de l’Agriculture a placé le mouton deghma et l’arganier en haut de ses préoccupations et appelé à les choyer au vu de leur importance dans la politique de la sécurité alimentaire du pays.

Le ministre de l’Agriculture et du développement rural a appelé, hier, à la préservation du mouton “Deghma”, car, a-t-il dit, il fait partie du “patrimoine national” et peut contribuer au développement de l’économie algérienne.

Lors d’une visite au Centre national de l’insémination artificielle et de l’amélioration génétique (Cniaag) de Belhandjir (Aïn Sefra), Mohamed Abdelhafid Henni a insisté sur la nécessité de développer cette race ovine, élevée dans l’ouest du pays, par fécondation in vitro. La qualité de sa viande et son adaptation au climat de la région lui permettra, selon le ministre, de retrouver sa place sur le marché de la viande rouge au niveau national.

Aussi un programme a été, récemment, lancé pour sa sauvegarde et une meilleure exploitation de ce cheptel en collaboration avec le Cniaag et l’Institut technique d’élevage des ruminants à Saïda. Une pépinière destinée aux recherches appliquées a été créée et une banque de gènes des étalons a été également relancée à cet effet, a fait savoir la direction des Services agricoles de Naâma.

De manière générale, le ministre a affirmé que les mesures prises pour développer les ressources animales ont permis d’obtenir des résultats “satisfaisants” sur le terrain. Dans une déclaration à la presse, en marge d’une visite de travail dans la wilaya de Naâma, le ministre a précisé que les hautes autorités du pays accordent une importance majeure à la production animale, dans le cadre d’une vision économique orientée vers l’autosuffisance alimentaire. Il a souligné que son administration travaille au développement de l’élevage, en soutenant le secteur à travers la disponibilité des aliments, la gratuité de la vaccination, diverses formules de financement et une assurance du bétail.

Henni a, en outre, estimé que la levée des obstacles qui entravaient l’activité de la filière ont permis de renforcer le système de production animale, en particulier dans les steppes et les régions pastorales.

Lors d’une rencontre avec les représentants des associations professionnelles locales d’éleveurs de la région de Messif (commune de Naâma), le ministre a relevé la nécessité d’intensifier et de généraliser le système tripartite entre les éleveurs, l’Office national des aliments du bétail (Onab) et l’Algérienne des viandes rouges (Alviar) chargée de l’achat du produit auprès des éleveurs. Ce système tend à fournir des aliments de bétail en quantités suffisantes et à réguler leur prix de vente, a-t-il souligné. A cette occasion, le ministre a rassuré les professionnels de la filière de l’élevage soulignant que l’Onab contrôle l’organisation de la distribution de l’orge fourragère à un prix plafonné ne dépassant pas les 3200 dinars. Il a ajouté que l’Etat assume les frais de distribution de ce produit subventionné, à hauteur de 7 milliards DA par an. Suivant un exposé sur le financement des éleveurs adhérents au système tripartite de la wilaya, le ministre a annoncé l’ouverture, en septembre prochain, d’une unité relevant de l’Onab à Naâma afin de faciliter l’achat, la commercialisation et le transport du maïs local vers les points de stockage ainsi que le paiement après réception du produit.

L’arganier, un arbre stratégique

Concernant l’agriculture, Henni a mentionné l’ambitieux programme de son département en matière de production d’huile d’argan grâce, selon ses explications, à la valorisation, la généralisation et au développement de cette essence saharienne rare. Le ministre a qualifié cet arbre, qui pousse notamment dans la wilaya de Tindouf, de stratégique au vu de son importance économique, sociale et environnementale. C’est pourquoi, il a plaidé pour l’encouragement, le soutien et l’accompagnement des investisseurs et des bureaux d’études spécialisés pour la promotion de la plantation de l’arganier dans la région.

Joignant le geste à la parole, il a rendu visite à la ferme d’un entrepreneur privé inscrit au programme du développement rural qui exploite aujourd’hui une plantation d’arganiers sur une surface de 20 hectares à Theniet Zebboudj dans la commune de Moghrar (sud de la wilaya de Naâama).

Henni a, enfin, affirmé qu’un dispositif, en cours d’exécution pour promouvoir la production agricole et accroître son rendement, notamment dans les régions du sud et des hauts plateaux où l’on prévoit d’atteindre environ un million d’hectares de surfaces irriguées d’ici fin 2025.

Il a également rappelé les mesures d’incitation (plus de 60%) au profit des agriculteurs pour la réalisation des puits, l’installation de systèmes d’irrigation d’appoint et l’acquisition d’équipements agricoles et la poursuite de la régularisation des investissements exploités sans titre légal, ainsi que la création d’une banque de semences pour augmenter le rendement.

Mohamed Badaoui

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