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Plus riche en 2021 : Sonatrach décide d’augmenter ses investissements

La compagnie pétrolière algérienne a renfloué ses caisses éprouvées par deux années de pandémie. Elle compte maintenant développer ses activités, si le pétrole ne descend pas au-dessous de 70 USD. Elle projette aussi de se redéployer à l’étranger et augmenter ses capacités en énergies renouvelables.

Sonatrach s’est considérablement enrichie en 2021. Ses recettes ont augmenté de 70% par rapport à 2020. Elle a ainsi vendu l’équivalent de 34,5 milliards de dollars américain (USD) sur le marché international, contre 20 seulement l’année précédente, et 2,5 mds USD en Algérie. Toutefois, la compagnie pense déjà à investir une partie de ses rentrées pour développer ses activités localement et à l’étranger.

Elle compte débourser 40 milliards de dollars d’ici à 2026 dont 8 milliards cette année à condition que le cours du brut ne tombe pas sous la barre des 70 USD. Son président-directeur général, Toufik Hakkar a affirmé, dans un entretien accordé à la chaîne d’information internationale algérienne AL24 News, la détermination de son groupe à accroître ses capacités de production pour répondre aux besoins internes en augmentation de 5% par an, ainsi qu’à ses engagements vis-à-vis de ses clients dans le monde.

Parmi les projets que Sonatrach entend entreprendre dans le court terme figure le retour en Libye, une fois que les conditions de sécurité des travailleurs et du matériel seront réunies. Elle étudie, en outre, la possibilité de se réimplanter en Mauritanie pour explorer le terrain et augmenter aussi, via Naftal, ses exportations d’urée vers ce pays.

Hakkar a, d’autre part, annoncé la découverte par ses équipes d’un gisement de pétrole au nord du Niger qui sera mis en exploitation après plusieurs années.

Concernant le projet de pipelines entre l’Algérie, le Niger et le Nigeria, Hakkar a indiqué que les études menées par des groupes de travail mixtes sont en cours de finalisation. Celles-ci visent, a-t-il expliqué, à actualiser les données de faisabilité, réalisées entre 2009 et 2014 et financées par des banques internationales, pour cerner le processus et le coût d’investissement.

En matière d’énergies renouvelables, le P-dg a révélé que Sonatrach a des ambitions dans le solaire à travers une société mixte avec Sonelgaz. Et comme l’appétit vient en mangeant, la pétrolière s’intéresse aussi à l’hydrogène et aux biocarburants. Pour cela, elle projette de créer un centre de recherche spécialisé, nouer des partenariats avec des groupes étrangers de renommée comme l’italien Eni, puis lancer des projets pilotes.

Ces annonces ont été faites au moment où le Comité technique conjoint (JTC) de la Déclaration de coopération (DoC), signée par les membres de l’Opep et non Opep (Opep+), tenait sa 58e réunion pour examiner les conditions du marché mondial du pétrole.

Dans le communiqué qui a sanctionné la rencontre par vidéoconférence, le secrétaire général de l’Opep, Mohammad Sanusi Barkindo a souligné “la nécessité de rester très agile et adaptable à la situation du marché pétrolier en constante évolution”.

Les pays signataires veulent reconduire l’attitude qu’ils ont adoptée “pour faire face à la dynamique volatile du marché du pétrole tout au long de la pandémie”, a souligné Barkindo. Il a également indiqué que “l’approche flexible” de la DoC avait alors donné un sentiment supplémentaire de stabilité, de réassurance et de continuité au marché et aux investisseurs malgré les incertitudes persistantes.

La demande mondiale devrait atteindre 100,6 mb/j en 2022

Citant le rapport mensuel de l’Opep sur le marché pétrolier, le même intervenant a noté que la demande mondiale de pétrole devrait atteindre 100,6 mb/j en 2022, dépassant les niveaux d’avant la pandémie.

Il a, d’autre part, mis en avant, le rôle “déterminant” du Comité technique conjoint dans le soutien des efforts visant à parvenir à un marché pétrolier stable et durable au profit de toutes les parties prenantes de l’industrie.

La 24ème réunion ministérielle des 23 pays de l’Opep+ se tiendra demain dans l’après-midi, afin d’examiner la situation du marché pétrolier international et ses perspectives d’évolution à court terme.

Le ministre de l’Energie et des Mines, Mohamed Arkab, avait souligné, dans un entretien à l’APS, que l’Opep et ses alliés examineront, lors de cette réunion, toutes les options, y compris la baisse de la production, suite aux derniers développements sur le marché, liés notamment à la propagation du variant Omicron du coronavirus.

Les membres de l’alliance Opep+ seront extrêmement attentifs aux développements récents sur le marché, notamment pour ce qui est de l’impact potentiel de la nouvelle vague de contaminations sur la consommation mondiale de pétrole et pour ce qui est de la mise prochaine sur le marché d’importants volumes en provenance des stocks pétroliers stratégiques, selon Arkab.

A l’issue de la 19e réunion de l’Opep+ en juillet dernier, et depuis début août, les producteurs de l’Opep+ augmentent leur production chaque mois de 400.000 barils par jour, jusqu’à l’annulation complète du quota de réduction restant, estimé à 5,8 MBJ.

Mourad Fergad

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