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Malgré plus de deux semaines de pluie : le taux de remplissage des barrages peine encore à remonter

Depuis plusieurs jours des quantités importantes, plus importantes que la moyenne annuelle, de pluies se sont abattues sur le nord du pays. Malgré cela, la moyenne nationale du remplissage des barrages reste faible. Selon Nadia Ouchar, directrice centrale de l’Agence nationale des barrages et transferts (ANBT), le taux national est de 33.7 %, soit l’équivalent de plus de deux milliards et demi de mètres cubes.

Nadia Ouchar a ajouté que, hormis le (petit) barrage de Mascara qui a subi des lâchers d’eau, celui du Chélif n’a pas dépassé les 20,54 % alors que celui de Taksebt (Tizi-Ouzou), qui alimente la capitale notamment, reste toujours en état critique, tandis que celui de Mao (Mostaganem – Arzew – Oran), qui approvisionne l’Oranie, n’a recueilli que quelque 50 millions de mètres cubes.

« Il faut attendre encore quelque temps pour se prononcer sur un état des lieux plus ou moins exhaustif », a-t-elle dit, en indiquant que certains barrages se remplissent de la fonte des neiges.

Traduction : «En dépit du retour des pluies sur plusieurs wilayas entre octobre et novembre, nous sommes en pleine sécheresse », a commenté Ouchar, hier lors de son passage à la Chaine III de la Radio Nationale.

La crise est donc là. Les dernières précipitations, si elles contribuent à améliorer la situation, restent insuffisantes.

Pour la DG de l’ANBT, il s’agit d’une légère progression au vu de l’inégalité dans la pluviométrie par régions : l’Est a été plus arrosé que le Centre et l’Ouest du pays. À l’Est le taux de remplissage des barrages est de 57,5 %, alors qu’au Centre et à l’Ouest, les taux n’ont pas dépassé, respectivement, les 29,6 % et 22,5 %, selon Mme Ouchar.

Nadia Ouchar explique que les années de manque de pluies « vont être prises en référence pour établir des plans de gestion de la sécheresse afin de remédier à la gestion dynamique selon les apports disponibles en Algérie ».

L’impératif est « d’opter pour une rationalisation de la consommation de l’eau durant les périodes sèches, comme cela a été fait pour les années 2002, 2003 et 2004, au cours desquelles le pays a connu un sévère stress hydrique », a-t-elle ajouté.

La sécheresse qui sévit en Algérie ces dernières années a fait vider les barrages et obligé le gouvernement à prendre des mesures draconiennes pour la distribution de l’eau.

À Alger, pour la première fois depuis des années, les autorités ont mis fin au programme de distribution 24 heures sur 24 heures. Dans certains quartiers, le précieux liquide n’est disponible dans les robinets qu’un jour sur deux ou trois et parfois plus.

Dans d’autres régions d’Algérie, l’eau a depuis toujours constitué une ressource vraiment rare. Des régions où l’eau courante est un rêve…

Synthèse : Sid Ali

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