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En vrac par Madjid Khelassi: La route…toujours moutonnière

El biar- rue Didouche Mourad en 1h15 minutes , Rouiba -Ben Aknoun en 2h10 mn, Draria – Triolet en 2h45 mn et la Pêcherie -Bainem  en 3h10 mn….Ce n’est pas le tour d’Algérie cycliste mais les records « imbattables » des  embouteillages dans et autour de la capitale.

Le temps suspend son vol, et l’automobile figée sur un asphalte gluant devient la « bée » d’Alger que tout le monde regarde.

Les barrages âgés de 3 décennies semblent devenus des sites archéologiques. Les barrages ? Sécurité du citoyen ou making of du bouchon cynique ?

Il est midi sur la route « Moutonnière »…La voiture vire au Nautilus de l’inutile et l’automobiliste a envie de se pendre à son rétroviseur.

Ça bouchonne grave, dit-on, tous les jours dans les boulevards et sur les routes d’El Assima.

Formule brevetée à force d’être utilisée mais qui vous envoie le moral dans la pédale puante de l’embrayage.

Et chaque jour que dieu fait, l’automobiliste, made in bladi, est en garde à vue chez le bouchon flippant.

Pourtant depuis presque 3 ans , aucune immatriculation de voiture nouvelle n’a eu lieu, disent les férus des causes et des effets.  Alors qu’est ce qui cloche ? Il cloche que depuis 60 ans la route moutonnière est toujours moutonnière, le ravin de la femme sauvage encore plus sauvage, la Pointe Pescade de plus en plus en pointillé routier, et la montée vers Salembier close avant l’arrivée du lieu-dit « clos » mais jadis ouvert.

Le ministre des travaux publics a déclaré récemment que 2 autoroutes aériennes seront construites à Alger…et depuis rien n’est venu soulager l’automobiliste…en galère permanente dans les labyrinthes de la non-circulation routière.

Les 500 feux tricolores dont la capitale devait être dotée sont toujours la promesse faite au bouchon.

Et l’habitacle devient le logement de fonction journalier d’un zig faisant du surplace avec sa voiture.

Le temps y est si long que tout le corps  fonctionne en acouphènes et le cœur flanche dans les soubresauts d’une  guimbarde désespérante… qui augmente chaque jour la décomposition de notre Algérian Way of Life.

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