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A partir du 15 juillet : grand rush de touristes algériens en direction de la Tunisie

Les frontières terrestres entre l’Algérie et la Tunisie seront le 15 juilletrouvertes sur décision  des présidents Tebboune et Saïed au grand bonheur des opérateurs tunisiens.   

Après deux ans de fermeture en raison de la crise sanitaire, les présidents Abdelmadjid Tebboune et son invité aux festivités du 5 juillet, Kaïs Saïed, ont décidé mardi, à la fin de la parade militaire, d’ouvrir les frontières terrestres entre les deux pays.

L’annonce a été accueillie avec un grand soulagement de part et d’autre du poste d’Oum Tebboul où les douaniers auront certainement fort à faire dès le 15 juillet. La Tunisie vit des moments difficiles avec une crise économique étouffante et une autre politique qui paralyse les institutions du pays.

La bouffée d’oxygène venue de l’ouest va certainement atténuer, un tant soit peu, les difficultés que subit depuis des années le secteur du tourisme tunisien dont dépendent une partie importante les revenus l’économie du pays.

L’attentat terroriste du Bardo, en mars 2015, en plein centre de Tunis, a eu un effet désastreux sur l’image de ce pays qui a bâti sa réputation sur la sécurité et la stabilité sous feu Zine El Abidine Ben Ali. Les Européens aux bourses modestes débarquaient en masse dans ce pays avant la chute de l’ex-président. Ils y trouvaient tout le confort et les soins en payant des tarifs dérisoires par rapport à d’autres destinations de la Méditerranée.

A cette époque, les Algériens et même les Tunisiens n’étaient vraiment les bienvenus dans les complexes balnéaires qui s’étaient transformés en blockhaus maritimes réservés, en règle générale, à une clientèle à la peau claire venue du nord.

Les choses ont changé après ce qu’il est convenu d’appeler la «Révolution du jasmin» qui a servi de catalyseur aux révoltes dans plusieurs pays arabes que la presse occidentale a baptisées «Printemps arabe». La période d’ébullition a réfréné l’appétit des Européens pour le joli petit pays du Maghreb qui n’a, finalement, trouvé sa planche de salut que dans l’afflux massif des «frères algériens». Il en recevait des centaines de milliers par an durant la saison estivale et lors des fêtes de fin d’année. Mais une autre malédiction a affecté de nouveau l’économie tunisienne : la pandémie du covid-19 qui a empêché même les Algériens de déclarer forfait.

Ces derniers ressentaient également une grande frustration de ne plus pouvoir passer leurs vacances dans un environnement professionnellement exercé. En Algérie, le tourisme n’arrive toujours pas à offrir des conditions et des tarifs attrayants. Un séjour dans un établissement algérien moyen coûterait le double, parfois le triple, que dans un quatre étoiles en Tunisie. C’est pourquoi, les familles et les individus se réjouissent à l’idée de pouvoir repartir dans le pays voisin où ils pourront bénéficier d’une atmosphère de détente et de villégiature savamment pensée au lieu de subir le diktat des tenanciers d’hôtels algériens réfractaires au service de qualité.

Mourad Fergad  

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