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Dattes algériennes exportées à l’étranger : la polémique enfle autour de Deglet-Nour

Suite à la polémique suscitée par des informations relayées par la presse concernant le rappel de quantités de dattes algériennes exportées en France, le ministère de l’agriculture a affirmé, samedi dans un communiqué, que les dattes algériennes exportées “ne connaissent aucun obstacle dans leur accès aux marchés internationaux.

Le ministère a également souligné que les dattes algériennes ont récemment connu une hausse des quantités exportées, contrairement aux fausses allégations qui circulent sur les réseaux sociaux visant à discréditer le produit national.

Le département de Mohamed Henni a précisé que «l’Algérie, en tant que membre de la Convention internationale pour la protection des végétaux, n’a reçu aucune notification officielle des représentants des pays importateurs rejetant les dattes algériennes pour des raisons phytosanitaires.»

Le ministère de l’Agriculture a précisé que la campagne de traitement des dattes au diflubenzuron se termine le 30 août de chaque année, et que le traitement est effectué avant la période de maturation du produit.

Le ministère de l’Agriculture a démenti les informations diffusées les qualifiant de sans fondement. Les autorités de contrôle ont également indiqué qu’elles attachaient une grande importance à assurer des conditions de sécurité sanitaire maximales afin de fournir un produit de haute qualité au bénéfice des citoyens et des exportateurs.

Le ministère de l’Agriculture a indiqué que les pesticides utilisés pour lutter contre les parasites agricoles sont « homologués» et inscrits au registre des matériels phytosanitaires à usage agricole agréé par le Comité national de certification multisectorielle.

En juin, le site français Rappel.Conso conseillait de ne pas consommer les dattes Deglet Nour venant d’Algérie et commercialisées sous la marque Dat Vita au motif de la présence d’anhydride sulfureux, un allergène.

Fin août c’était au tour des lots de dattes Deglet Nour sous marque « B&S La Pause » après avoir détecté la présence d’un pesticide interdit dans l’Union Européenne, le diflubenzuron.

Le journal Echorouk a annoncé dans un article paru le 06 septembre sur son site officiel et dans la version papier diffusée le lendemain, l’arrêt de l’exportation des dattes.

Dans son article, le journaliste Belkacem Houam a rapporté que le ministère du Commerce a décidé d’interdire l’exportation de dattes après le retrait de lots de ce fruit en France, notamment à cause d’un pesticide interdit en Europe. Le département de Kamel Rezig a aussitôt réagi en apportant un démenti formel et en annonçant des poursuites judiciaires contre l’auteur de l’article et le journal Echorouk.

Le groupe Echourouk a précisé que l’article en question a rapporté les conclusions d’une réunion intersectorielle concernant un dossier exposé par des exportateurs sur l’affaire d’exportations de dattes algériennes.

Jeudi, l’auteur de l’article en question a été placé sous mandat de dépôt par le tribunal de Hussein Dey à Alger.

De sa part, l’Autorité de régulation de l’audiovisuel (ARAV) a mis en garde, dans un communiqué, contre les informations non confirmées qui «pourraient attenter à la réputation du produit algérien et porter préjudice à l’économie nationale», soulignant la nécessité de vérifier la source d’information et sa véracité.

Le problème avec l’article d’Echorouk, c’est la généralisation de l’information du retour de certaines livraisons à toutes les variétés de dattes algériennes au motif qu’elles contenaient des substances nocives pour la santé.

L’incarcération de Belkacem Houam a suscité une vague d’indignation et de condamnations parmi les journalistes et les hommes politiques dont les formations de HMS, du mouvement El Binaa de jil-Jadid. L’organisation nationale de la protection des consommateurs, la ligue des droits de l’homme et le conseil national des journalistes algériens ont, également, exprimé leur indignation.

Abir.N.

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