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Maroc : un violent séisme a fait plus de 1000 morts

La terre a été violement secoué, dans la nuit du vendredi à samedi, à 23 heures 11 minutes, dans la région de Marrakech, au centre du Maroc, D’une magnitude de près de 6,8 degrés à l’échelle Richter selon l’Institut de géophysique américain (USGS).

Ce séisme meurtrier a causé 1 037 morts et 1.204 blessés dont 721 sont dans un état critique a indiqué le ministère marocain de l’Intérieur. Le bilan n’est pas définitif et risque de s’alourdir. Six provinces ont été touchées par ce tremblement de terre: Al Haouz, épicentre du séisme, Taroudant, Chichaoua, Ouarzazate, Azilal et Marrakech où on déplorait treize morts hier matin. La province d’Al Haouz, l’épicentre, est la plus meurtrie avec 290 morts, suivie par celle de Taroudant, 190 morts. Outre Marrakech, la violente secousse a été ressentie dans d’autres villes marocaines comme Rabat, Casablanca, Agadir et Essaouira, semant également la panique parmi la population.

Il s’agit du plus puissant séisme à frapper le royaume à ce jour, voire «le plus puissant du siècle », selon l’Institut marocain de géophysique.

«Dans cette zone-là, c’est un petit peu complexe parce qu’on n’est pas directement sur une limite de plaques « simple », comme la faille de San Andreas aux États-Unis, ou même en Turquie. En fait, ça se répartit et ça se distribue sur une bonne partie du Maroc. Il y a une déformation assez faible au sud du pays, c’est-à-dire le Haut Atlas et l’Anti-Atlas. Elle est de l’ordre d’un millimètre par an », a expliqué, à RFI, Philippe Vernant, enseignant chercheur à l’université de Montpellier au laboratoire Géosciences Montpellier, spécialiste de tectonique active, avant d’enchaîner : « Au nord du pays, ce sont quelques millimètres par an : dans la région du Rif, et au sud de l’Espagne. Mais la zone de déformation est un peu élargie par des processus plus complexes dans la région, ce qui fait que ça distribue quand même beaucoup sur l’ensemble du territoire marocain».

Les marocains, notamment les habitants des régions touchées, étaient choqués par cette catastrophe. Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux, ont montré une coupure d’électricité soudaine, des mouvements de panique et les premiers secours aux victimes parmi les éboulements et les gravats, selon RFI. Le minaret de la mosquée Kharbouch de la célèbre place Jemaa el-Fna où de nombreux touristes et habitants ont trouvé refuge, s’est effondré et les anciens murs de la Médina, classée au patrimoine mondial de l’Unesco, sont touchés.

« C’est comme si on avait été frappé par une bombe », décrit avec désarroi à l’AFP une habitante du Mellah, Marrakech. «On faisait à dîner quand on a entendu comme une sorte de détonation. Prise de panique, je suis vite sortie avec mes enfants. Notre maison s’est malheureusement effondrée », raconte une autre femme de 50 ans, avant d’ajouter : «Nous ne savons pas où donner de la tête. On a tout perdu ».

Des habitants des régions touchés, notamment ceux notamment isolés de montagne qui, dans un premier temps, ont dû se débrouiller seuls, faute de route praticable, aidant au déblayage, selon des sources médiatiques. Forces armées royales, protection civile, sapeurs-pompiers, autorités locales, tous les corps de sécurité ont été mobilisés. Selon l’agence officielle MAP, l’armée marocaine a déployé « des moyens humains et logistiques importants, aériens et terrestres », ainsi que des équipes de recherche, de sauvetage, et un hôpital de campagne dans la région d’Al-Haouz. Des camions chargés de couvertures, de lits de camp, de biens de première nécessité s’étaient rendus, hier matin, vers les zones sinistrées.

Depuis la nuit, les blessés affluent de toute la région vers le CHU de Marrakech, le principal établissement de la zone. Les ambulances descendent de la montagne, toutes sirènes hurlantes pour que les blessés soient pris en charge.

Il faut dire que ce n’est pas la première que le Maroc ait été secoué par un tremblement de terre. En février 2004, on avait dénombré 628 morts dans la province d’Al-Hoceima. En février 1960, près d’un tiers de la population d’Agadir, soit 12 000 personnes, avait péri.

Ali Chikhi

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