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Le Mali, le Niger et le Burkina Faso quittent la Cédéao “sans délai”

Le Burkina Faso, le Mali et le Niger, ont annoncé aujourd’hui qu’ils quittaient la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) avec effet immédiat.

L’annonce a été concertée, puisqu’elle a été faite simultanément, dans les journaux de la mi-journée, sur les antennes des télévisions publiques des trois pays.

Le communiqué commun est signé par le malien Assimi Goïta, le Burkinabè Ibrahim Traoré et le Nigérien Abdourahamane Tiani. Influence étrangère, manque d’appui dans la lutte contre le terrorisme, sanctions économiques inacceptables… les arguments pour annoncer ce départ de la Cédéao sont développés dans le communiqué, lu au Mali, par le colonel Abdoulaye Maïga, porte-parole du gouvernement.

Les trois pays ont connu des coups d’Etat militaires, en 2020 au Mali, en 2022 au Burkina Faso et en 2023 au Niger, donnant naissance à des régimes avec des nouveaux agendas.

Les raisons de cette rupture résident dans l’attitude de la Cédéao envers ces régimes. Une attitude jugée hostile puisqu’elle a épousé la position d’une puissance étrangère, la France en l’occurrence.

Sans chercher à comprendre les situations internes à ces pays, la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest a décidé de les suspendre de ses organes et d’opposer un blocus de toute nature : politique, économique, allant jusqu’à brandir la menace d’interventions militaires.

Pour rappel, le 16 septembre dernier, les régimes militaires du Mali, du Burkina Faso et du Niger ont signé une charte établissant une alliance défensive.

 “Cette alliance sera une conjugaison des efforts militaires, économiques entre les trois pays”, a déclaré aux journalistes le ministre des Affaires étrangères du Mali, Abdoulaye Diop. “Notre priorité, c’est la lutte contre le terrorisme dans les trois pays”.

En réponse à la menace d’intervention militaire, l’article 6 de la charte prévoit que “toute atteinte à la souveraineté et à l’intégrité du territoire d’une ou plusieurs parties contractantes sera considérée comme une agression contre les autres parties et engagera un devoir d’assistance et de secours de toutes les parties, de manière individuelle ou collective, y compris l’emploi de la force armée pour rétablir et assurer la sécurité au sein de l’espace couvert par l’Alliance”.

R.I

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