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Houari Boumediene en rêvait : la muraille verte sur le point de reprendre vie

Un montant de 128 millions de dollars conjointement déboursé par l’Algérie et par deux organismes onusiens pour réhabiliter et relancer les travaux du Barrage vert, cette muraille végétale destinée à lutter contre la désertification et le réchauffement climatique.
C’était l’un des projets les plus fous que l’Algérie de Houari Boumediene a entrepris. Il consistait à créer une muraille verte formée d’arbres pour ceinturer le pays d’est en ouest et freiner ainsi l’avancée du désert. Mais pour des difficultés liées principalement à des problèmes de régénération et de reproduction des essences ainsi qu’à des attaques de parasites, l’espace a été laissé à l’abandon.
L’intérêt pour la barrière écologique s’est réveillé cependant au début des années 2010 et ce n’est que vers 2016 que l’option de la reprise du chantier pharaonique a été sérieusement envisagée. Son utilité dans l’atténuation du changement climatique mais aussi pour le développement local et la prospérité des populations des Hauts-plateaux ont pesé sur la balance.

Cette année, avec l’aide de deux agences onusiennes, les autorités ont décidé de mettre la main à la poche et d’appuyer sur l’accélérateur pour achever cette infrastructure monumentale dans un délai de sept ans. Ainsi, une enveloppe de 128 millions de dollars sera consacrée pour redonner vie à la muraille végétale dont la création a été décidée en 1968 et mise en pratique au milieu des années 1970.

L’opération sera conjointement financée par l’Etat algérien avec un montant de 56 millions, par le Fonds vert climat des Nations unies à hauteur de 43 millions de dollars et la FAO à raison de 29 millions de dollars.

Selon Ali Mahmoudi, le directeur général des forêts, le projet bénéficiera, en outre, d’une coopération européenne dans le cadre du jumelage de son administration avec les directions des forêts françaises, suédoises et italiennes. Celles-ci sont, en retour, intéressées par la récupération des espèces résistantes au climat aride et semi-aride. Elles pourront ainsi disposer de graines et de plants algériens, à l’instar du chêne kermès, pour reconstituer les espaces forestiers menacés dans la partie Sud de l’Europe.
Sur le terrain, c’est le Bureau national d’études pour le développement rural qui sera chargé de mener les études techniques pour la réhabilitation de la bande verte mais aussi la question de l’intégration des populations qui vivent dans ces espaces.
Le programme tracé entre 2019 et 2020 prévoyait la plantation de 43 millions d’arbres, selon Ali Mahmoudi dans une déclaration à Radio algérienne, mais les caprices de la pluviométrie ont empêché la réalisation de cet objectif. Le responsable a néanmoins assuré que, d’ici à fin mars, 31 millions d’arbres seront plantés.

Mohamed Badaoui

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