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Energie : débarquement européen à Alger à la recherche de gaz

La 4e réunion annuelle de haut niveau du dialogue énergétique entre l’Algérie et l’Union européenne aura lieu le 10 octobre à Alger. Les travaux seront coprésidés par Mohamed Arkab, et la Commissaire Européen à l’énergie, Kadri Simson.

L’investissement dans l’exploration et la production des hydrocarbures, le développement de l’industrie gazière et celles de l’hydrogène, de l’électricité seront au cœur des discussions entre les responsables algériens et européens le 10 octobre à Alger.

La 4ème réunion annuelle de haut niveau du dialogue énergétique entre l’Algérie et l’UE s’intéressera également à la coopération dans le domaine des énergies renouvelables et à l’efficacité énergétique en Algérie.

Ce vaste chantier s’ouvre alors que le monde vit dans un climat international extrêmement tendu où l’énergie, en particulier le gaz, joue un rôle de catalyseur. Hier, la société russe Gazprom a suspendu les livraisons de gaz naturel à l’Italie. «Gazprom a informé qu’il n’est pas en mesure de confirmer les volumes de gaz demandés pour aujourd’hui, déclarant qu’il n’est pas possible de fournir du gaz via l’Autriche. Par conséquent, l’approvisionnement actuel en gaz russe d’Eni via le point d’entrée de Tarvisio sera nul», a annoncé hier la société italienne Eni dans un communiqué publié sur son site Internet.

Un coup dur pour Rome mais aussi pour toute l’Union européenne qui voit se préciser ce qu’elle redoute depuis des mois. En prévision d’un emballement du marché de l’énergie sous l’effet d’une pénurie d’envergure, les ministres de l’Energie de l’UE se sont d’ailleurs mis d’accord sur des mesures d’urgence pour réduire les prix élevés de l’électricité. Ils ont notamment décidé de taxer les revenus des compagnies énergétiques et de réduire la consommation d’énergie aux heures de pointe.

“Les ministres sont parvenus à un accord politique sur des mesures d’urgence pour enrayer l’envolée des prix de l’électricité”, a déclaré via Twitter le gouvernement tchèque, qui assure la présidence tournante du Conseil de l’UE.

L’accord, conclu vendredi, comprend une réduction obligatoire de la demande d’électricité aux heures de pointe et un plafond de revenus pour les entreprises qui produisent de l’électricité à des tarifs réduits, comme les producteurs d’énergie nucléaire ou renouvelable.

Dans le cadre des mesures d’urgence, les pays de l’UE s’engagent à une réduction obligatoire de 5 % de leur consommation d’électricité pendant les heures de pointe, avec un objectif global de réduction de la consommation de 10 % entre décembre 2022 et fin mars 2023.

La nouvelle donne énergétique a donc tout bousculé et s’est naturellement répercutée sur les prix. Les événements sont passés à la vitesse supérieure depuis le sabotage du gazoduc russe Nord Stream 2 qui a intoxiqué davantage l’atmosphère délétère qui entoure ces derniers temps la planète.  

Pris de panique, les pays membres de l’UE sont prêts à payer n’importe quelle somme pour s’approvisionner en hydrocarbures. Ils achètent en seconde main du gaz russe, du GNL et même du gaz de schiste américain.

Etant un fournisseur fiable, l’Algérie a pour sa part demandé en toute légalité et sans profiter férocement de la situation la révision des prix.

Mercredi, le P-dg de Sonatrach, Toufik Hakkar a affirmé, mercredi, qu’il avait été convenu avec six partenaires de réviser les prix du gaz naturel algérien qui leur est exporté, en attendant de poursuivre les négociations avec les autres partenaires.

Hakkar a également la fin des négociations avec le partenaire espagnol Naturgy sur la nouvelle tarification. Un accord, a-t-il dit, sera conclu dans “les tout prochains jours”.

A une question sur la possibilité d’augmenter le volume des exportations du gaz naturel vers le marché espagnol, le responsable du groupe pétrolier algérien a indiqué que la capacité du gazoduc Medgaz reliant l’Algérie et l’Espagne, estimée à 11 milliards M3/an, était exploitée en entier.

Au sujet des accords signés mercredi avec le groupe italien ENEL et sa filiale en Espagne ENDESA, il a expliqué qu’il s’agissait de revoir les cours du gaz naturel exporté aussi bien vers l’Italie que vers l’Espagne.

Les accords conclus concernent également “l’augmentation des quantités de gaz destinées à ces clients, notamment l’Italie, tout en convenant des quantités supplémentaires de gaz naturel à exporter en 2023 et 2024”.

Ces accords, a-t-il assuré, sont l’aboutissement de plus de six mois de négociations, affirmant que les nouveaux prix et les volumes supplémentaires “restent confidentiels”.

Ali Younsi-Massi

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