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Elle a publié lundi son rapport  2022 : la Banque d’Algérie loue la solidité financière du pays

Le niveau de la liquidité bancaire a atteint 1 966,41 milliards de dinars en 2022 contre 1 331,95 milliards de dinars en 2021 et la circulation fiduciaire hors banque a connu, elle aussi, une hausse en 2022 avec un taux de croissance de 10,14 % en 2022 contre un taux de 9,35 % en 2021.

Les finances de l’Algérie ont été au beau fixe durant l’année 2022. C’est en gros ce qui ressort du dernier rapport de la Banque d’Algérie (B.A) publié lundi 19 novembre.« En termes de solidité financière, la quasi-majorité des indicateurs demeure confortable en conséquence des politiques publiques déployées pour soutenir la relance économique post-pandémique. Ces politiques ont permis aux banques de faire preuve d’une grande résilience et d’une solvabilité significativement renforcée », note la Banque d’Algérie », a indiqué la Banque d’Algérie. Ainsi, la circulation fiduciaire hors banque a connu une hausse en 2022, légèrement plus importante que celle enregistrée l’année précédente, avec un taux de croissance de 10,14 % en 2022 contre un taux de 9,35 % en 2021.

Quant à la part de la circulation fiduciaire hors banque dans la masse monétaire M2, elle reste très importante en 2022, avec un taux de 32 % contre un taux de 33 % en 2021. Pour ce qui est de la liquidité bancaire, elle a augmenté en 2022 (+47,63 %), mais de manière moins importante qu’en 2021 (+110,64 %). Ainsi, le niveau de la liquidité bancaire a atteint 1 966,41 milliards de dinars en 2022 contre 1 331,95 milliards de dinars en 2021.

En clair, l’économie algérienne a enregistré, en 2022,  de «bons résultats». « La situation macroéconomique globale de l’Algérie demeure solide, affichant une amélioration globale de tous les indicateurs macro-financiers », a relevé la Banque d’Algérie. Plus concrètement, l’activité économique a enregistré, durant l’année écoulée,  une  croissance appréciable 3,2%, après une forte récession de 5,1 % en 2020 suite au choc pandémique et un rebond à 3,4 % en 2021. Fait notable, la reprise économique en 2022 provient essentiellement de la croissance des secteurs hors hydrocarbures.  «La croissance du PIB en volume hors hydrocarbures est passée de 2,3 % en 2021 à 4,3 % en 2022, tandis que celle des hydrocarbures a reculé de 0,6 % en 2022 après une forte croissance de 10,5 % une année auparavant», a détaillé le rapport de la Banque d’Algérie.

Concernant l’inflation en moyenne annuelle, elle a atteint 9,70 %, et celle du Grand Alger a enregistré une inflation de 9,27 %.

Pour ce qui est de la balance des paiements,  le solde global a considérablement augmenté en 2022, affichant un excédent de 18,47 milliards de dollars contre un déficit de 1,48 milliard de dollars une année auparavant.

Le déficit budgétaire, lui, s’est réduit de manière notable, passant de 838, 55 milliards de dinars en 2021 (soit 3,8 % du PIB) à 192,68 milliards de dinars en 2022 (soit 0,7 % du PIB).  La même source a indiqué que les recettes des hydrocarbures ont atteint 5 657,7 milliards de dinars à fin 2022 contre 2 609,2 milliards de dinars l’année précédente. Tandis que les recettes hors hydrocarbures sont passées de 3 981,9 milliards de dinars en 2021 à 3 809,6 milliards de dinars en 2022, soit une baisse de 4,3 %. «L’Algérie a pu ainsi consolider sa balance commerciale, y compris les exportations hors hydrocarbures, et augmenter ses réserves de change en contexte de très faible endettement extérieur », a estimé la Banque d’Algérie.

Il reste que le financement de l’économie algérienne demeure, aux yeux de la Banque d’Algérie, «une préoccupation majeure, en contexte d’une faible croissance du crédit à l’investissement et d’un environnement international, caractérisé par de fortes incertitudes malgré les conditions financières internes très favorables », a noté le document, ajoutant que  la persistance des tensions inflationnistes, notamment d’origine importée, «reste un défi majeur à court et moyen termes».

Ali Chikhi

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