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Premier anniversaire d’une révolution «silmya»

53 vendredi du mouvement citoyen pour le changement

Avec le 53 vendredi, les Algériens ont fêté hier le premier anniversaire du mouvement citoyen pour le changement, un mouvement d’une ampleur sans précédent dans l’histoire de l’Algérie indépendance. Son grand mérite était d’éviter aux Algériens l’humiliant cinquième mandat de Abdelaziz Bouteflika et contraint ce dernier à déposer sa démission.

Mais la mission est loin d’être terminée. Pour les milliers qui ont battu, hier, le pavé, à Alger et dans beaucoup d’autres villes du pays, Bouteflika est parti, mais le système et toujours là.

Le 53 vendredi est venu rappeler les première semaines de l’année 2019 et surtout celles avant le départ de Bouteflika ou, encore, celles qui ont précédé les élections du 12 décembre.

Hier, le centre ville de la capitale était, dès la fin de la prière de vendredi, noir de monde. Le nombre dépasse, et de loin, ceux des vendredis du début de l’année en cours.

Les appels pour la participation à ce 53e vendredi ont fusé sur les réseaux sociaux depuis le début du moi de février. Organisations de la société civile et des partis politiques ont contribué matériellement à sa réussite.

Les forces de l’ordre ont commencé le filtrage des véhicules, aux entrée d’Alger, des la journée de jeudi. Mais hier matin, la circulation était un tant soit peu fluide. Le centre ville ne renvoyait pas, hier, l’image d’une ville assiégée. La présence des forces de police était, certes, importante, mais ne diffère pas des autres vendredi. Au contraire, la place en face de la grande poste, d’habitude, occupée par des fourgons de la police, a été complètement  évacuée, et tout de suite, occupée par des manifestants dont beaucoup de familles et de personnes âgées. La Grande poste, c’est, plus que tout, le cœur d’Alger, où convergent les défilés des marcheurs venant des quatre coins cardinaux.

Une grande quantité de portraits d’activistes en prison, d’héros de la révolution de novembre (Moudjahid et Chahid), imprimé sur différents supports, sont brandis. Des militants se faufilent entre  les rangs pour distribuer, carte, dépliants, affiches.

 «Nous ne sommes pas venus faire la fête. Nous sommes venus pour que vous partiez,» un nouveau slogan scandé par les marcheurs. «Il ne s’agit pas d’une sortie pédestre, c’est une manifestation politique. Il faut que le message soit clair. Nous voulons le changement et nous réussissons notre révolution, » nous déclare un jeune étudiant.

Dans un “Manifeste du 22-Février” publié jeudi et distribué vendredi par les manifestants, des organisations se réclamant du “Hirak” exhortent à “continuer la mobilisation”.

Les slogans restent d’actualité, rappelle le texte, qui exprime “une volonté de rupture avec les institutions actuelles” et le refus “que le processus de changement soit confié au pouvoir en place”.

Ce manifeste dénonce aussi la poursuite des “mesures répressives” contre journalistes, militants et manifestants et rappelle que les Algériens “veulent que leur pays soit gouverné et géré dans la transparence”.

Cela dit, il  n’ya pas que ces organisation. Le hirak est devenu le père de tout le monde. Le président Tebboune a indiqué avoir signé “un décret consacrant le 22 février Journée nationale sous la dénomination de « Journée nationale de la fraternité et de la cohésion entre le peuple et son armée pour la démocratie »”, précisant que “cette Journée nationale, dont le décret présidentiel sera publié au Journal officiel, sera célébrée tous les ans”.

Ha.S

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