Les autorités espagnoles ont rapatrié, vendredi dernier, cinq mineurs algériens vers leur pays d’origine, près de huit mois après leur arrivée sur l’île d’Ibiza à l’issue d’une traversée migratoire irrégulière qui avait suscité une large attention. Le voyage avait notamment été marqué par l’utilisation d’une embarcation volée depuis la plage de « La Pérouse », à l’est de la capitale.
Selon le journal espagnol El Confidencial, l’opération s’inscrit dans le cadre d’une procédure judiciaire spécifique aux mineurs, visant à garantir leur retour dans le respect des dispositions légales en vigueur. Cette démarche intervient dans un contexte où Madrid cherche à mieux contrôler les flux migratoires vers les îles Baléares.
Le rapatriement a été effectué à bord d’un vol spécial opéré par la compagnie Air Nostrum, affrété par la police d’Ibiza. L’opération a été supervisée par l’unité centrale de réadmission relevant des services de sécurité espagnols, dans des conditions décrites comme discrètes.
D’après les mêmes sources, l’un des sept mineurs ayant participé à la traversée a réussi à rejoindre la France, tandis qu’un autre a refusé son rapatriement après avoir atteint la majorité, ce qui a empêché son inclusion dans l’opération.
Le ministre de l’Intérieur algérien, Saïd Sayoud, avait indiqué en octobre dernier qu’un accord avait été conclu avec les autorités espagnoles pour le retour des sept mineurs, à l’issue d’une rencontre avec son homologue espagnol Fernando Grande-Marlaska. Il avait alors affirmé que l’Algérie avait complété toutes les mesures nécessaires et transmis les dossiers requis pour régler ce dossier.
Les faits remontent à septembre dernier, lorsque sept mineurs avaient volé une petite embarcation depuis la plage de « La Pérouse » avant de prendre la mer de nuit en direction des côtes espagnoles, dans une traversée périlleuse. Après environ neuf heures en mer, ils avaient atteint Ibiza, où les garde-côtes espagnols les avaient pris en charge avant de les transférer vers des centres d’accueil pour mineurs.
Cette affaire avait suscité une vive polémique sur les réseaux sociaux et dans les médias, en raison du jeune âge des migrants et des risques encourus, mettant en lumière les dangers de la migration irrégulière chez les jeunes.
R.N
LA NATION Quotidien National D'information