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Macron commente sa visite en Algérie : «On va ouvrir la totalité des archives»

«La place que représente l’Algérie avec le nombre de binationaux, de français d’origine algérienne, d’Algériens vivant en France aujourd’hui fait qu’il y a des millions de Françaises et de Français qui sont concernés par cette histoire et donc cette histoire on doit la regarder en face avec courage », a écrit le président Emmanuel macron sur son compte Twitter, trois jour après sa visite en Algérie.

Ces commentaires ont accompagné une vidéo retraçant les moments forts de cette visite dont ses virées au siège de Disco Maghreb à Oran et au cimetière chrétien et israélite de Saint-Eugène à Alger.

La vidéo de moins d’une minute et demie comporte aussi les impressions de binationaux, nombreux (plus de la moitié de la délégation) à accompagner le président français au cours de la visite de travail et d’amitié en Algérie.

Il paraît clairement que la question de la mémoire retient l’attention du président français. Plus de la moitié de ses accompagnateurs à Alger sont des binationaux ou des personnes qui gardent des rapports très spéciaux avec l’Algérie.

 « Ce que nous avons acté ensemble, poursuit-il, c’est une avancée à mes yeux qui est historique aussi. On va ouvrir la totalité des archives, le président algérien m’a dit j’ouvre aussi les miennes », a–t-il poursuivi.

«Nous avons le même entêtement à réussir ensemble. La relation n’est pas une relation bilatérale comme les autres, c’est une relation d’intimité profonde », conclut le président français.

Concernant la question de la mémoire, une commission d’historiens sera mise en place dans les prochains jours entre l’Algérie et la France. Son objectif est de traiter la question liée à la mémoire “sous l’angle historique et non politique” a assuré le président de la république, Abdelmadjid Tebboune

“Nous nous sommes mis d’accord pour la mise en place d’une commission d’historiens dépolitisée. Je pense qu’elle pourrait être installée dans les quinze ou vingt jours qui suivent. Elle aura à traiter la question de la mémoire sous l’angle de l’histoire et non de la politique”, a déclaré le président de la République dans un point de presse conjoint avec son homologue français, M. Emmanuel Macron, à l’issue de la cérémonie de signature de “la Déclaration d’Alger pour un partenariat renouvelé” et cinq accords de coopération bilatérale dans divers domaines.

S’agissant du temps imparti aux spécialistes pour mener leur travail, le Président Tebboune a indiqué avoir évoqué avec son homologue français “un délai d’une année ou moins, si le travail est finalisé avant”.

“Mais s’ils (les spécialistes) prennent encore plus de temps, tant mieux car les bonnes choses prennent du temps”, a-t-il ajouté.

Commentant cet aspect des relations algéro-françaises, l’historien Gilles Kepel, qui accompagné Macron lors de son déplacement à Alger, a déclaré que : «L’Algérie française appartient à l’Histoire, mais les mémoires de l’Algérie à l’époque coloniale sont portées aujourd’hui par les divers descendants de ceux qui ont vécu cette Histoire.

L’idée c’est de rassembler ces mémoires parfois contradictoires pour construire une sorte de grand récit pour qu’on ne soit pas dans le ressentiment à propos du passé mais plutôt pour qu’on trouve ce qu’il y a de commun pour regarder vers l’avenir.»

Abir Najri

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