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Essais nucléaires français sur le sol algérien : l’Algérie réclame une reconnaissance et des indemnisations

L’Algérie réclame à la France une reconnaissance et des indemnisations suite aux essais nucléaires que l’ancienne puissance coloniale a effectués sur le sol algérien.

Il s’agit d’une déclaration du ministre des affaires étrangères Ahmed Attaf diffusée sur la plateforme Atheer de la chaine qatari El djazera.

Dans une interview dirigée par la journaliste Khadija Ben Guena, non encore rendu public, Attaf a affirmé :  « Nous demandons une reconnaissance des dommages causés par ces essais nucléaires au Sahara et nous réclamons des indemnisations ».

C’est la première fois que l’Etat algérien exige officiellement des reconnaissances et des indemnisations. Auparavant, ce genre de demande était limité à des revendications d’associations ou des personnalités indépendantes.

Le 13 février 1960 à 07h04, la première bombe nucléaire française dénommée “Gerboise bleue” est mise à feu sur le site nucléaire de Reggane. D’une puissance de 70 kilotonnes, soit trois ou quatre fois plus puissante que celle larguée par les Américains sur Hiroshima, la bombe a eu des retombées radioactives plus longues que prévu.

Un rapport annuel du Commissariat français à l’énergie atomique (CEA) de 1960 révèle l’existence d’une zone contaminée de 150 km de long environ.

En tout, la France a pratiqué 17 tirs nucléaires sur le sol algérien.

Un document sur les retombées réelles de cette explosion, classé secret défense et déclassifié en avril 2013, montre l’immensité des zones touchées et ce, jusqu’en Afrique subsaharienne, en Afrique centrale et même en Afrique de l’Ouest. Le nuage radioactif a atteint également les côtes méditerranéennes de l’Espagne et la Sicile (Italie). Des taux de radioactivité différents suivant le déplacement des particules de poussière.

Le 5 janvier 2010, après une dizaine d’années d’actions menées par les associations de victimes des essais nucléaires français en Algérie et en Polynésie, le Parlement français a adopté une loi relative à la reconnaissance et à l’indemnisation des victimes des essais ou accidents nucléaires, dite Loi Morin.

En application de la loi Morin, une procédure d’indemnisation est mise en place pour les personnes atteintes de maladies cancéreuses considérées comme radio-induites par les études scientifiques de référence (ONU) et résultant d’une exposition à des rayonnements ionisants.

Force est de constater que la France n’entend appliquer cette loi que sur les essais nucléaires effectués en Polynésie. Pour Macron seul les polynésiens ont droit à de la reconnaissance et à une indemnisation.

Sid Ali

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