Le compte à rebours a commencé pour la fin du dépôt des candidatures aux élections législatives, après le rappel de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) indiquant que les délais expireront le lundi 18 mai. Les partis politiques engagés dans ce scrutin s’activent pour surmonter les difficultés liées à la collecte des signatures ou aux conflits internes.
Au sein du Mouvement de la société pour la paix (MSP), le processus de préparation des listes est entré dans sa phase finale, marquée par la validation des listes élaborées au niveau des structures de wilaya par le président du parti. Le siège du mouvement connaît depuis deux jours l’arrivée d’encadrants venus des différentes wilayas, munis des listes validées par les conseils consultatifs locaux, afin de recevoir l’approbation finale de la direction nationale, conformément à une tradition interne du parti.
Le vice-président du MSP, Ahmed Saadouk, a indiqué que la direction a fixé au 10 mai la date limite pour finaliser les listes électorales. Il a affirmé que le parti vise à présenter des candidatures dans l’ensemble des wilayas, tout en reconnaissant des difficultés dans quelques régions concernant la collecte des signatures. Selon lui, les militants restent mobilisés pour respecter les délais fixés par l’ANIE. Le parti prévoit de déposer officiellement ses listes avant le 15 mai, tandis que certaines contestations internes mineures sont en cours de traitement au niveau central.
De son côté, le Parti des travailleurs ambitionne de présenter des listes dans 50 wilayas, selon une publication sur sa page officielle Facebook. Il a déjà déposé des dossiers dans les wilayas de Béchar et Chlef. Le parti a toutefois critiqué les difficultés rencontrées lors de la collecte des signatures ainsi que la brièveté des délais impartis par l’autorité électorale.
Au Rassemblement national démocratique (RND), le secrétaire général a reconnu l’existence de réserves et critiques de la part de certains militants concernant les mécanismes de sélection des candidats, estimant que certaines remarques méritent débat et traitement. Il a également souligné la complexité du processus en raison du nombre élevé de cadres et de compétences au sein du parti, annonçant par ailleurs le remplacement de trois secrétaires de bureaux de wilaya.
Au Front de libération nationale (FLN), le processus d’élaboration des listes a également suscité des contestations, malgré les efforts de la direction visant à encadrer la sélection des candidats dans le cadre d’une restructuration interne basée sur le système des cellules et une sélection progressive. La direction affirme que les dossiers sont étudiés selon des critères de compétence, d’intégrité et de représentativité, avec une volonté affichée de lutter contre l’influence de l’argent en politique.
Parallèlement, les réseaux sociaux relaient des critiques émanant de militants dénonçant l’exclusion de certaines figures historiques et de militants expérimentés, ce qui pousse certains à envisager des candidatures indépendantes.
Pour rappel, l’ANIE a annoncé avoir enregistré 1 427 retraits de dossiers de candidatures collectives dans 69 wilayas en vue des élections de l’Assemblée populaire nationale prévues le 2 juillet prochain. Parmi eux, 1 174 dossiers concernent des listes sous l’égide de 36 partis politiques, 252 listes indépendantes et un dossier pour une coalition partisane.
L’Autorité a également précisé que 1 744 229 formulaires de signatures individuelles ont été retirés. À l’étranger, 22 dossiers ont été enregistrés dans cinq zones géographiques, dont 21 sous l’égide de partis politiques et un dossier indépendant.
Enfin, l’ANIE a indiqué que la date limite de dépôt des candidatures est fixée au 18 mai 2026 à minuit (heure locale).
Seddik Yahiaoui
LA NATION Quotidien National D'information