L’Iran a transmis ce dimanche sa réponse officielle à la dernière proposition américaine visant à mettre fin au conflit régional en cours, selon l’agence de presse iranienne IRNA. Le document aurait été acheminé à Washington par l’intermédiaire du Pakistan, qui joue actuellement un rôle de médiateur entre les deux pays.
D’après les autorités iraniennes, les discussions portent désormais principalement sur les conditions d’un arrêt des hostilités dans la région. Dans un communiqué, l’agence IRNA a précisé que « la réponse de la République islamique d’Iran au dernier texte proposé par les États-Unis pour mettre fin à la guerre a été envoyée aujourd’hui via le médiateur pakistanais ».
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaei, avait déjà indiqué à plusieurs reprises que les remarques et propositions iraniennes seraient transmises à Washington après une phase d’examen et de finalisation.
Du côté américain, le président Donald Trump a refusé de commenter publiquement le contenu de la réponse iranienne lors d’un entretien accordé au quotidien italien Corriere della Sera. Une réserve interprétée par plusieurs observateurs comme le signe d’une possible insatisfaction américaine, soit face au délai de réponse de Téhéran, soit concernant le contenu même des propositions iraniennes. Cette situation entretient l’incertitude autour de l’avenir des négociations et ravive les craintes d’une reprise des affrontements.
Quelques jours plus tôt, Donald Trump avait déclaré à la chaîne CNN que son administration attendait une réponse iranienne à une initiative américaine destinée à désamorcer la crise.
Parallèlement aux efforts diplomatiques, les responsables militaires iraniens ont multiplié les avertissements à l’égard des États de la région et des forces étrangères présentes au Moyen-Orient. Le porte-parole des forces armées iraniennes, le général Abolfazl Shekarchi, a affirmé que toute action hostile contre l’Iran entraînerait « une réponse ferme et immédiate ».
Le Corps des gardiens de la révolution islamique (Pasdaran) a également menacé de viser des positions américaines dans la région ainsi que des navires ennemis si les pétroliers ou bâtiments commerciaux iraniens étaient attaqués. Dans un message diffusé sur les réseaux sociaux, la marine des Pasdaran a averti qu’« toute agression contre les navires iraniens provoquerait une riposte violente contre des intérêts américains dans la région ».
Le commandant des forces aérospatiales des Gardiens de la révolution, le général Seyed Majid Mousavi, a pour sa part affirmé que des missiles et drones iraniens étaient « prêts à frapper des cibles américaines » en cas d’ordre d’intervention.
Sur le plan intérieur, le président iranien Massoud Pezeshkian a estimé que les adversaires de l’Iran tentaient désormais de déplacer le conflit vers le terrain économique après avoir échoué militairement. Lors d’une réunion consacrée à des programmes sociaux et communautaires, il a appelé la population à faire preuve d’unité nationale et à adopter une consommation plus responsable, notamment dans le domaine énergétique.
Selon lui, « la guerre économique » constitue désormais le principal défi auquel le pays doit faire face, insistant sur la nécessité d’une mobilisation collective pour soutenir l’économie nationale et renforcer la résilience du pays face aux pressions extérieures.
R.I
LA NATION Quotidien National D'information