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Commission d’enquête sur la pénurie de l’huile de table : le ministère du Commerce pointé du doigt

Le rapport de la commission parlementaire d’enquête sur la question de la crise de l’huile de table et sa raréfaction sur le marché a rendu le ministère du commerce pleinement responsable. Les raisons de la pénurie sur lesquelles s’appuie la commission  sont, lit-on dans le document, l’absence de contrôle, d’inspection et d’enquête approfondie en toute objectivité.

Hier, le chef de la commission des affaires économiques, du développement, de l’industrie et du commerce de l’Assemblée populaire nationale, Ismail Quadriya, a rappelé, lors d’une conférence de presse que les quantités d’huiles produites avoisinent les 433 tonnes/jour, soit 3 961. 950 litres/jour, ce qui donne une moyenne de 103 010,700 litres / mois.

Quadriya a affirmé, après qu’une délégation a mené une enquête dans la plupart des usines de fabrication d’huile de table sur l’ensemble du territoire national, ainsi que chez les grossistes, les détaillants et les distributeurs, que les quantités déclarées par les producteurs ne cadrent pas avec la nature des registres de commerce des distributeurs.

Le président de la Commission a appelé à la mise en place d’un système de numérotation fiscale sécurisé, applicable aux biens et marchandises, afin de pouvoir suivre et contrôler l’itinéraire des produits d’amont en aval, soit du producteur au détaillant.

Ce système, a-t-il dit, permet de préserver la santé des consommateurs d’une part, et de protéger les industriels nationaux contre la concurrence déloyale, et de lutter contre la contrebande et la fraude, d’autre part.

Il appelé, par ailleurs, à prendre des mesures concrètes concernant  l’huile de table subventionnée destinée à la consommation intérieure de celle destinée à l’exportation. Dans ce sens il appelle la Direction générale du Registre du Commerce à alléger les démarches administratives pour les fournisseurs.

La même source a appelé également à épurer la liste des grossistes dans les régions du sud, revoir la procédure de délivrance des licences relatives à l’approvisionnement des grossistes et intensifier les opérations de lutte contre le phénomène de contrebande aux frontières.

Amal Bici

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