Les deux chambres du Parlement ont procédé hier mercredi 16 septembre à l’ouverture de la session parlementaire ordinaire 2026-2027, à l’occasion de deux cérémonies organisées séparément au Conseil de la nation et à l’Assemblée populaire nationale (APN).
Au Conseil de la nation, la séance plénière d’ouverture a été présidée par Azouz Nasri, président de la chambre haute, en présence de la présidente de l’APN, Khalida Boufedeche, du Premier ministre Sifi Ghrieb, de la présidente de la Cour constitutionnelle Leïla Aslaoui ainsi que de membres du Gouvernement.
L’ouverture de cette session intervient conformément aux dispositions de la Constitution et de la loi organique fixant l’organisation et le fonctionnement des deux chambres du Parlement ainsi que leurs relations avec le Gouvernement.
À l’APN, Khalida Boufedeche a appelé les députés à faire de cette nouvelle législature un espace de dialogue responsable et de pratique démocratique sereine. Elle a estimé que les divergences politiques étaient inhérentes à la vie démocratique, tout en appelant à préserver l’intérêt national comme dénominateur commun.
La présidente de l’APN a également insisté sur la responsabilité des élus, les appelant à rester à l’écoute des préoccupations des citoyens et à exercer leurs missions législatives et de contrôle avec sérieux et compétence.
Son intervention a également été marquée par un hommage à l’Armée nationale populaire (ANP) et aux différents corps de sécurité, ainsi que par des condoléances aux familles des victimes des incendies ayant récemment touché plusieurs wilayas. Elle a salué, dans ce contexte, la mobilisation de l’Etat et la solidarité de la population.
Sur le plan législatif, l’agenda officiel des travaux de l’APN n’a pas encore été rendu public. Toutefois, le projet d’amendement du Code pénal devrait figurer parmi les textes importants examinés au cours de cette session.
Le Gouvernement avait examiné, le 9 septembre, un avant-projet de loi modifiant et complétant le Code pénal. Ce texte prévoit notamment l’application et l’exécution effective de la peine de mort dans deux catégories de crimes.
La première concerne les auteurs et commanditaires d’incendies volontaires ayant entraîné la mort. La seconde vise les auteurs d’enlèvements de mineurs accompagnés de sévices ou de mauvais traitements.
Cette orientation fait suite aux instructions données par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, lors du Conseil des ministres du 6 septembre, visant à limiter l’application de la peine capitale à ces deux cas.
La nouvelle session parlementaire devrait ainsi être marquée par l’examen de plusieurs textes législatifs, dans un contexte où l’APN est également appelée à poursuivre son activité de contrôle et à renforcer son rôle dans la diplomatie parlementaire.
Synthèse : Abir.N
LA NATION Quotidien National D'information