13 personnes, dont un soldat libanais et deux secouristes, ont été tuées dans des frappes sionistes visant des localités du sud, selon le ministère de la Santé. Elles s’ajoutent aux 380 personnes tuées depuis le début de la trêve, toujours selon la même source, parmi lesquelles 22 enfants et 30 femmes.
Par ailleurs, l’armée d’occupation sioniste a ordonné hier mercredi aux habitants de six localités de la région de Tyr d’évacuer les lieux, accusant le Hezbollah de violer l’accord de cessez-le-feu.
Plus tard, elle a annoncé dans un communiqué le lancement de frappes contre plusieurs localités, notamment Al-Burj Al-Shamali, Yanouh et Majdal Zoun, ainsi que deux véhicules dans la région de Tyr, selon l’Agence nationale d’information officielle.
Hier également, l’armée sioniste a annoncé que deux militaires avaient été blessés à la suite de l’explosion d’un drone piégé près de la frontière avec le Liban, tout en affirmant avoir intercepté une « cible aérienne suspecte » au sud du pays arabe.
L’armée sioniste a indiqué que « deux soldats avaient été blessés, l’un modérément et l’autre légèrement, à la suite de l’explosion d’un drone piégé près de la frontière avec le Liban dans la nuit précédente », selon l’Autorité israélienne de radiodiffusion.
Cette dernière a ajouté que l’armée de l’air avait intercepté hier matin une « cible aérienne suspecte » (un drone) dans une zone où les forces israéliennes étaient déployées dans le sud du Liban.
Dans le même contexte, l’armée sioniste a déclaré hier matin que le Hezbollah avait lancé plusieurs roquettes contre ses forces déployées dans le sud du Liban, déclenchant les sirènes d’alerte dans la colonie de Zar’it, au nord.
Dans un communiqué, l’armée a annoncé l’activation des sirènes dans la colonie proche de la frontière avec le Liban, avant de publier un autre communiqué affirmant que le Hezbollah avait tiré plusieurs roquettes en direction de ses forces dans le sud du Liban.
Elle a prétendu que les roquettes « étaient tombées près des forces sans faire de blessés ».
Elle a précisé que l’activation des sirènes avait eu lieu « conformément à la politique en vigueur ».
Il y a quelques jours, l’armée sioniste avait annoncé la mort d’un sergent réserviste dans le nord d’Israël, à la suite d’une attaque par drone piégé lancée par le Hezbollah.
Le mois d’avril dernier a été marqué par la mort et les blessures de plusieurs militaires israéliens dans le sud du Liban en raison d’attaques similaires.
Les drones du Hezbollah, notamment ceux guidés par fibre optique, représentent désormais une menace mortelle pour l’armée israélienne. Ils sont passés d’outils de reconnaissance à des armes offensives redoutables, difficiles à détecter et à intercepter.
L’armée sioniste a affirmé que depuis le début du cessez-le-feu, le 17 avril, plus de 350 membres du Hezbollah avaient été tués et que plus de 1 100 cibles du mouvement avaient été attaquées, notamment des dépôts d’armes.
L’accord de cessez-le-feu comprend une clause qu’Israël utilise pour justifier ses attaques, stipulant qu’il conserve ce qu’il qualifie de « droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour se défendre à tout moment contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours ».
Le Hezbollah lance des roquettes et des drones contre des forces et véhicules israéliens dans le sud du Liban et le nord d’Israël en réponse aux violations sanglantes de la trêve par Tel-Aviv, censée durer jusqu’au 17 mai en cours.
Dans ce contexte, le Hezbollah a annoncé hier avoir mené sept attaques à l’aide de roquettes et de drones contre des forces israéliennes dans le gouvernorat de Nabatieh, au sud du Liban, en réponse aux violations israéliennes de l’accord de cessez-le-feu.
Cela a été annoncé dans une série de communiqués publiés par le mouvement sur Telegram. Il a indiqué que ses combattants avaient visé un véhicule de l’armée sioniste dans la région de Wadi Al-Ouyoun avec un missile guidé, affirmant avoir obtenu « un impact direct ».
Ils ont également visé, par trois salves de roquettes, le site militaire israélien de Balat ainsi que deux regroupements de soldats et de véhicules dans les localités de Qawzah et Srebbine.
Le Hezbollah a aussi attaqué à l’aide de trois drones des regroupements de soldats et de véhicules israéliens près du complexe Moussa Abbas dans la ville de Bint Jbeil, un véhicule militaire dans la localité de Rashaf et un bulldozer D9 dans la localité de Deir Seryan.
Le Hezbollah a souligné que ces attaques intervenaient « en défense du Liban et de son peuple, et en réponse aux violations israéliennes du cessez-le-feu ainsi qu’aux agressions contre les villages du sud du Liban ayant causé des morts et des blessés parmi les civils ».
Jusqu’à 10h30 GMT, Israël n’avait pas réagi aux déclarations du Hezbollah concernant ces attaques, mais impose un strict blackout sur ses pertes humaines et matérielles.
Depuis le 2 mars dernier, Israël mène une vaste offensive contre le Liban qui a fait des milliers de morts et de blessés, en plus du déplacement de plus de 1,6 million de personnes, soit environ un cinquième de la population, selon des données officielles libanaises.
Israël occupe des zones du sud du Liban, certaines depuis des décennies et d’autres depuis la guerre précédente de 2023-2024. Lors de l’offensive actuelle, ses forces ont pénétré jusqu’à environ 10 km à l’intérieur de la frontière sud.
Israël occupe également la Palestine ainsi que des territoires en Syrie et refuse de s’en retirer ou de permettre l’établissement d’un État palestinien indépendant conformément aux résolutions pertinentes des Nations unies.
R.I
LA NATION Quotidien National D'information