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Exigeant l’arrêt des opérations sionistes au Liban et à Gaza : l’Iran suspend ses échanges avec Washington

Les tensions diplomatiques entre Téhéran et Washington connaissent un nouveau coup d’arrêt. Selon l’agence de presse iranienne Tasnim, l’équipe de négociation iranienne a suspendu les échanges de messages avec les États-Unis par l’intermédiaire de médiateurs, en réaction à l’intensification des opérations militaires israéliennes au Liban.

L’agence affirme qu’aucune reprise des discussions n’est envisagée tant que les demandes iraniennes concernant la cessation des actions israéliennes au Liban et dans la bande de Gaza ne seront pas satisfaites. Elle ajoute que l’Iran et ses alliés au sein de l’« Axe de la Résistance » ont élaboré plusieurs scénarios de riposte, parmi lesquels une fermeture complète du détroit d’Ormuz et l’activation d’autres fronts stratégiques, notamment dans la zone du détroit de Bab el-Mandeb.

Dans ce contexte, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a insisté sur le caractère global du cessez-le-feu conclu entre l’Iran et les États-Unis. Dans un message publié sur le réseau social X, il a affirmé que cette trêve devait s’appliquer à l’ensemble des théâtres régionaux, y compris le Liban.

« Toute violation du cessez-le-feu sur un front constitue une violation sur tous les fronts », a-t-il averti, estimant que les États-Unis et Israël porteraient l’entière responsabilité des conséquences de toute entorse à cet engagement.

Les déclarations du chef de la diplomatie iranienne interviennent alors que les affrontements entre Israël et le Hezbollah se poursuivent au Liban. La situation s’est encore tendue après les menaces formulées par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou et son ministre de la Défense Israël Katz visant la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah.

À Téhéran, les responsables politiques multiplient également les mises en garde. Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a dénoncé le blocus maritime imposé par Israël ainsi que l’intensification des opérations militaires au Liban. Selon lui, ces actions démontrent le non-respect par Washington de ses engagements en matière de cessez-le-feu dans la région.

« Chaque décision a un prix, et la facture sera inévitablement payée », a-t-il déclaré dans un message publié sur X, laissant entendre que des mesures de rétorsion pourraient être envisagées.

De son côté, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaei, a souligné que tout accord destiné à mettre fin au conflit devait impérativement inclure le Liban. Lors de sa conférence de presse hebdomadaire, il a accusé les États-Unis de soutenir depuis des décennies les guerres qui secouent le Moyen-Orient.

Le diplomate iranien a également dénoncé ce qu’il qualifie d’atteintes à la liberté de navigation iranienne, estimant que les incidents maritimes récents constituent eux aussi des violations du cessez-le-feu. Il a assuré que Téhéran suivait l’évolution de la situation avec attention et se réservait le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour défendre sa souveraineté.

Concernant les négociations avec Washington, Baghaei a reconnu qu’elles se poursuivaient dans un climat de profonde méfiance. Selon lui, les deux parties continuent d’échanger des messages de manière indirecte, mais l’absence de confiance mutuelle et les changements fréquents de position de la partie adverse compliquent considérablement les perspectives d’un accord rapide.

R.I

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