
L’Assemblée populaire nationale (APN) a écrit une nouvelle page de son histoire avec l’élection de la docteure Khalida Boufeddach à sa présidence. Elle devient ainsi la première femme à occuper cette fonction depuis la création de l’institution parlementaire algérienne. Son accession à la tête de la chambre basse du Parlement intervient à l’occasion de l’ouverture de la dixième législature, issue des élections législatives du 2 juillet.
La nouvelle présidente de l’APN a obtenu le soutien de la majorité des groupes parlementaires et des formations politiques représentées au sein de l’Assemblée. Avant même le déroulement du scrutin, plusieurs blocs parlementaires avaient annoncé leur appui à sa candidature, considérant que la prochaine étape nécessitait une personnalité disposant d’une expérience suffisante et capable d’accompagner l’évolution du travail législatif.
Les travaux de la nouvelle législature ont débuté par une séance d’installation consacrée aux premières procédures réglementaires. Les députés ont notamment procédé à la mise en place de la commission chargée de la validation des mandats électoraux. Cette commission, présidée par le député Rabah Touimer, a été chargée d’examiner les dossiers des élus et de préparer son rapport sur la base des résultats définitifs proclamés par la Cour constitutionnelle.
Après l’adoption du rapport de cette commission en séance plénière, l’Assemblée a ouvert la procédure de candidature à la présidence. Trois députés ont présenté leur candidature : Khalida Boufeddach, représentant le Front de libération nationale (FLN), Rachid Hassani du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), ainsi qu’Amine Allouche du Mouvement de la société pour la paix (MSP).
Toutefois, le choix semblait déjà largement orienté en faveur de Khalida Boufeddach, après le soutien officiel exprimé par plusieurs groupes parlementaires, dont ceux du FLN, du Rassemblement national démocratique (RND), du Front El Moustakbal, du Mouvement El Bina El Watani, des indépendants et de Sawt Echaab. Des représentants d’autres formations politiques ont également apporté leur soutien à sa candidature.
Les partis favorables à son élection ont souligné que ce choix répondait à la nécessité de renforcer l’efficacité de l’institution législative, d’améliorer la pratique parlementaire et de consolider le rôle constitutionnel de l’Assemblée populaire nationale.
Médecin spécialiste en allergologie, Khalida Boufeddach s’impose désormais comme une figure historique de la vie politique algérienne. Son élection marque une avancée symbolique importante dans la représentation des femmes au sein des institutions nationales. Son nom n’avait pourtant pas été largement évoqué avant la séance d’ouverture, plusieurs observateurs ayant auparavant cité d’autres personnalités pour ce poste.
Élue députée du FLN dans la circonscription d’Alger, Khalida Boufeddach avait auparavant siégé au Conseil populaire de wilaya, où elle avait été élue en 2021 dans le cadre du dispositif destiné aux jeunes de moins de 40 ans.
Parallèlement à l’élection du président de l’APN, les différents groupes parlementaires ont commencé à organiser leurs structures internes. Le groupe du FLN, fort de 91 sièges, sera dirigé par Rachid Othmane. Le RND, qui compte 74 députés, sera présidé par Faïd Sofiane. Le Front El Moustakbal, avec 56 sièges, a désigné Nasreddine Aouinat à la tête de son groupe parlementaire.
Les autres groupes ont également choisi leurs responsables, notamment le Mouvement de la société pour la paix, le Mouvement El Bina et le groupe des indépendants. La prochaine étape consistera à désigner les représentants des groupes au sein du bureau de l’Assemblée afin de finaliser l’installation des structures de la dixième législature et permettre à l’institution de commencer pleinement ses missions de législation, de contrôle et de représentation des citoyens.
Seddik. Y
LA NATION Quotidien National D'information