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Consultations pour un nouveau Gouvernement : fin des consultations avec les têtes d’affiche

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune a reçu, lundi au siège de la Présidence de la République, les présidents du Front El-Moustakbel, Abdelaziz Belaid, et du Mouvement El Bina El Watani, Abdelkader Bengrina, et ce, dans le cadre des consultations politiques élargies pour la formation du nouveau Gouvernement, indique un communiqué de la Présidence de la République.

L’audience s’est déroulée en présence de Noureddine Bardad-Daidj, directeur de cabinet à la Présidence de la République, Mohamed El Amine Messaid, secrétaire général de la Présidence de la République, et Boualem Boualem, conseillé auprès du président de la République chargé des affaires juridiques et judiciaires.

Ainsi, le président de la république aura clôturé les consultations avec les formations politiques et les indépendants vainqueurs des élections législatives.

Alors que rien ne filtre sur les intentions du président de la république, analystes et observateurs se perdent en conjectures sur le statut du prochain chef de l’exécutif : chef du gouvernement ou premier ministre, sur le nom de la personnalité qui aura la charge de diriger la prochaine équipe. Des noms circulent, déjà, sur la toile à l’instar de l’ancien ministre Abdelaziz Rahabi ou encore l’ancien chef du gouvernement de Bouteflika, Ahmed Benbitour. Mais, il parait qu’il s’agit là d’un désir exprimé par certaines officines, que de faits vérifiables.

Les déclarations des invités d’El Mouradia nous ont laissé sur notre faim. Aucun d’entre eux n’a laissé entendre qu’il a une préférence pour un tel ou un tel. Même le patron du FLN n’a pas osé réclamer «le droit» de diriger le gouvernement comme le veut la tradition démocratique avec les partis vainqueurs et comme le suggère la constitution, même d’une façon problématique. Car la Constitution amendée en novembre dernier prévoit deux cas de figure : un Premier ministre dans le cas d’une majorité présidentielle ou alors un chef de gouvernement issu du ou des partis majoritaires.

Ce qui est, cependant, vraisemblable, c’est que le prochain gouvernement prendra la forme d’un puzzle, composé, essentiellement d’indépendant et des partis représentés à l’assemblée nationale. Ce qui donnerait, in fine, une large alliance présidentielle et un premier ministre chargé d’appliquer le programme du président de la république.

 «Le président nous a fait la proposition de participer au prochain gouvernement », a déclaré le patron du FLN à sa sortie d’audience. De son côté, le secrétaire général du RND a révélé que le président «nous a demandé notre avis concernant la composante du gouvernement et de lui proposer des noms.»

Dans un communiqué sanctionnant la rencontre de son chef avec le chef de l’Etat, le MSP a fait savoir qu’il était pour un gouvernement d’union nationale et pour l’ouverture d’un dialogue y compris avec les partis qui ont boycotté les législatives.

Il n y a pas de raison pour que le président ne fasse pas la même proposition pour les autres.

Seul le ratio de chaque formation sera calculé au prorata des sièges obtenus.

Abir Najri

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