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Antonio Guterres (secrétaire général de l’ONU): “le dernier rapport sur l’insécurité alimentaire à Ghaza est un constat effroyable”

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a qualifié lundi le dernier rapport sur l’insécurité alimentaire à Ghaza de “constat effroyable” concernant les conditions que subissent les civils dans la région.

Alors que la famine menace le nord de Ghaza, Guterres a souligné que plus de la moitié de la population, soit 1,1 million de Palestiniens, ont épuisé leurs réserves alimentaires, les exposant à une famine catastrophique.

“Le dernier rapport sur l’insécurité alimentaire à Ghaza constitue un constat effroyable des conditions de vie des civils sur le terrain”, a déclaré Guterres.

Selon le chef de l’ONU, “les Palestiniens à Ghaza endurent des niveaux horribles de faim et de souffrance”. “Il s’agit du plus grand nombre de personnes confrontées à une famine catastrophique jamais enregistré par le système intégré de classification de la sécurité alimentaire – n’importe où et n’importe quand”, a-t-il souligné.

Guterres a qualifié la situation à Ghaza de “désastre entièrement provoqué par l’homme” et a déclaré que la situation pouvait être stoppée. “Le rapport d’aujourd’hui est la preuve de la nécessité d’un cessez-le-feu humanitaire immédiat”, a-t-il pressé.

Appelant l’entité Sioniste “à garantir un accès complet et sans entrave aux denrées humanitaires dans tout Ghaza”, Antonio Guterres a également exhorté “la communauté internationale à soutenir pleinement nos efforts humanitaires”.

“Nous devons agir maintenant pour prévenir l’impensable, l’inacceptable et l’injustifiable”, a-t-il martelé. Les déclarations de Guterres font suite au rapport de l’Integrated Food Security Phase Classification (IPC) indiquant que dans le scénario le plus probable, les gouvernorats du nord de Ghaza et de Ghaza sont classés dans la phase 5 de l’IPC (Famine) avec des preuves substantielles.

On estime qu’environ 70 % de la population, soit environ 210 000 personnes, se trouve en phase 5 de l’IPC (catastrophe). L’entité Sioniste mène une agression barbare contre la Bande de Ghaza depuis le 7 octobre 2023.

Depuis lors, quelque 31 645 Palestiniens, principalement des femmes et des enfants, sont tombés en martyrs à Ghaza et quelque 73 676 autres blessés, selon le dernier bilan communiqué par les autorités sanitaires de l’enclave.

L’agression sioniste a poussé 85 % de la population de Ghaza à se déplacer à l’intérieur du territoire, dans un contexte de blocus paralysant visant la plupart des denrées alimentaires, ainsi que l’eau potable et les médicaments, tandis que 60 % des infrastructures de l’enclave ont été endommagées ou détruites, d’après les Nations unies.

Les restrictions imposées à l’entrée de l’aide “pourraient constituer un crime de guerre”

Les sévères restrictions imposées par l’entité sioniste à l’entrée de l’aide humanitaire à Ghaza et l’utilisation de la faim comme arme “pourraient constituer un crime de guerre”, a affirmé l’ONU hier.

L’ampleur des restrictions imposées par l’entité sioniste à l’entrée de l’aide à Ghaza, ainsi que la manière dont elle continue de mener ses agression, “peuvent équivaloir à l’utilisation de la famine comme méthode de guerre, ce qui constitue un crime de guerre”, a déclaré Jeremy Laurence, un porte-parole du Haut-Commissariat des droits de l’homme lors du briefing régulier de l’ONU à Genève.

Le Haut-Commissaire des droits de l’homme Volker Türk désigne clairement l’entité sioniste comme responsable de la situation alimentaire dans la bande de Ghaza, et particulièrement dans le nord du pays.

“La situation de faim et de famine est le résultat des restrictions étendues imposées (par l’entité sioniste) à l’entrée et à la distribution de l’aide humanitaire et des biens commerciaux, du déplacement de la majeure partie de la population, ainsi que de la destruction d’infrastructures civiles cruciales”, souligne M. Türk dans un communiqué lu par le porte-parole.

Un habitant sur deux dans la bande de Ghaza connaît une situation alimentaire catastrophique, en particulier dans le nord où la famine sévira d’ici le mois de mai en l’absence de mesures “urgentes”, ont prévenu lundi les agences spécialisées de l’ONU.

L’entité sioniste “en tant que puissance occupante, a l’obligation d’assurer la fourniture de nourriture et de soins médicaux à la population en fonction de ses besoins et de faciliter le travail des organisations humanitaires pour fournir cette assistance”, souligne encore le Haut-Commissaire.

L’occupant sioniste est poursuivi devant la Cour Internationale de Justice (CIJ) pour crime de génocide. Une ordonnance rendue en janvier a enjoint l’entité Sioniste de mettre fin aux actes à caractère génocidaire et de prendre des mesures pour garantir l’acheminement de l’aide humanitaire à la population civile de la bande de Ghaza.

R.I

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