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L’An 2 du hirak :«pas de marche-arrière »

54e vendredi du mouvement citoyen pour le changement

Premier vendredi de l’an 2 du mouvement citoyen pour le changement. Le ciel d’Alger est tellement dégagé en cette fin du mois de février qu’on a du mal à imaginer que l’été est encore loin. A certain endroit, la chaleur est suffocante dégageant des odeurs pestilentielles. Malgré les efforts de communicateurs ‘’du hirak’’, Alger renvoie toujours l’image d’une ville salle. Partout, et en plein centre ville, gobelets, sachets et bouteilles en plastique, mégots de toutes les marques de cigarettes au monde et bien d’autres déchets jonchent le sol. Les images de jeunes hirakiste, nettoyant la ville après le passage des manifestants, et qui ont fait le tour des réseaux sociaux, ces images appartiennent aujourd’hui au passé. La ville de l’avant 22 février a repris ces droits… Mais le hirak, lui reste. Des milliers de personnes battent le pavé chaque vendredi, et voilà une autre année qui s’annonce.

« Hna oulad Amirouche marche-arrière ma nwalouche (Nous sommes tous des fils de Amirouche, il n’y aura pas de marche-arrière),» ont scandé des marcheurs à Alger, Oran, Tizi Ouzou, Bedjaia, Constantine et dans plusieurs autres ville du pays. Sur les banderoles, pancartes et autres supports, les revendications sont revenues aux fondamentaux du genre : « Seul héro le peuple. » «Le peuple  est la source su pouvoir » « le problème de l’Algérie est la légitimité.» Et après des mois où le nom de l’ex-chef d’état major de l’Armée est largement décrié, vilipendé, critiqué et, parfois, à la limite de l’insulte, voila qu’aujourd’hui, le nom du nouveau président est sur toutes les lèvres. «C’est à lui de prouver sa légitimité et qu’il n’est pas le fruit d’une cooptation,» nous déclare une manifestante.

Le hirak entame sa 2e année alors que le premier cas de Coronavirus est annoncé en Algérie. Les déclarations des différents intervenants, gouvernement et responsables de la santé, sont mises en pièce dans les discussions et débats organisées tout au long des passages des cortèges des marcheurs. « Savez-vous que le numéro vert annoncé par les autorités  ne répond jamais, il sonne dans le vide,» nous dit un jeune, un autre à coté lui, d’un âge plus mûr, réplique : « le ministère de la santé a décidé, unilatéralement, sans coordonner avec Algérie Télécom, et les autres opérateurs. Ce la ressemble à l’anarchie qui caractérise la prise de décision chez nous.»  Plus d’un vous nous a confirmé le fait, quoi que l’APS a annoncé que ce numéro vert  a été assailli par les citoyens angoissés se demandé quoi faire face au fléau. Selon TSA, «certaines voix, notamment des pages sur les réseaux sociaux qui n’ont jamais caché leur inimitié pour le mouvement populaire, ont tenté une petite manipulation avec l’objectif de dissuader les manifestants de sortir ce vendredi. Le sujet italien porteur du virus a été présenté comme étant un journaliste venu couvrir les manifestations du hirak, soutenant même qu’il était dans les rues d’Alger vendredi passé.» Visiblement la pilule n’a pas été avalée… Corona ou pas corona, le hirak est là. Un slogan a fait son apparition : «On ne nous fera pas peur avec le coronavirus.»

Hamma Sadek

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