Par l’excellence de l’Orchestre symphonique de Carthage représentant la Tunisie, Constantine a vécu dimanche une soirée d’une rare intensité, où la musique a transcendé les frontières pour offrir au public un moment profondément émouvant et inoubliable.
L’événement organisé au théâtre régional Mohamed Tahar Fergani dans le cadre du 15e Festival international de musique symphonique, a drainé un public nombreux, confirmant l’intérêt grandissant des Constantinois pour ce genre musical d’envergure.
L’Orchestre symphonique de Carthage a offert une prestation remarquable, conférant à l’événement une dimension culturelle prestigieuse, saluée par les mélomanes présents.
Placée sous la direction du maestro Hafedh Magueni, le programme, soigneusement élaboré, s’est distingué par son éclectisme, mêlant des œuvres emblématiques du répertoire classique européen à des compositions inspirées du patrimoine musical arabe, rendant hommage à de grandes figures telles que Mohamed Abdelwahab, Farid El Atrache et Baligh Hamdi.
Des œuvres algériennes et tunisiennes revisitées dans des arrangements symphoniques modernes ont également enrichi cette soirée, illustrant un dialogue harmonieux entre tradition et innovation.
Moment fort de la soirée, l’interprétation de “Ya Qodsou, Zahrat El Madaen” de la Diva libanaise Fayrouz ainsi que la chanson “Louabet El Ayam” de Warda El Djazairia suscitant une vive émotion dans la salle.Le public, conquis, a chaleureusement applaudi ces reprises magistrales, témoignant de son attachement à ces œuvres intemporelles.
A Alger, à l’Opéra Boualem-Bessaïh, le 15e Festival culturel international de musique symphonique (FCIMS) a accueilli, dimanche soir, la mezzo-soprano Ulrike Mayer et le pianiste Peter Kreutz, de la République fédérale d’Allemagne et l’Ensemble “Philharmonie de Bohême du Sud”, représentant la République tchèque, invité d’honneur de cette édition, devant un public nombreux.
Durant près de deux heures de temps, sous un éclairage feutré, la cantatrice allemande a interprété, avec une voix suave à la tessiture large, une dizaine de pièces, parmi lesquelles, “Widmung” de Robert Schumann, “Der Zauberer” de Wolfgang Amadeus Mozart et “Die Lorelei” de Franz Liszt.
Prenant le relais dans une ambiance de grands soirs, l’Ensemble “Philharmonie de Bohême du Sud” de la République tchèque et sa quarantaine d’instrumentistes dirigés par le maestro Jan Talich a notamment restitué à l’assistance une prestation de haute facture, également conduite par la voix cristalline de la mezzo soprano, Marie Kopeckà Verhoeven.
Dans “la joie et le plaisir de se produire à Alger”, l’Ensemble tchèque a notamment rendu les pièces, “Hungarian dances” (5,6 et 11) de Johannes Brams, “L’Italiana in Algéri” de Gioachino Rossini et “Gipsy Songs” et “Czech Suite” d’Antonin Dvorak.
R.C
LA NATION Quotidien National D'information