Une controverse a éclaté après la saisie du livre « Les identités rebelles – Repenser sa propre histoire » de la sociologue Fatima Oussedik, accompagnée de la fermeture pour un mois de la librairie des Beaux-Arts, située rue Didouche Mourad, en plein centre de la capitale.
À l’origine de cette affaire, la maison d’édition Koukou Éditions a dénoncé une intervention des autorités, survenue le 18 avril, ayant conduit à la confiscation de l’ouvrage et à la suspension des activités de la librairie. L’éditeur affirme également que les services concernés — impôts, direction du commerce et ministère de la Culture — avaient auparavant exigé l’annulation d’une séance de présentation et de dédicace prévue sur place.
Cette décision a rapidement suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux, alimentant la curiosité autour du contenu du livre, qui propose une analyse historique, sociale et politique de la région de Ghardaïa, fondée sur plusieurs décennies de recherches de terrain.
Face à la polémique, la Bibliothèque nationale d’Algérie est sortie de son silence en publiant un communiqué explicatif. L’institution rappelle que, conformément à la législation en vigueur sur le dépôt légal, tout ouvrage doit être remis après impression et avant sa mise en circulation.
Or, selon la Bibliothèque nationale, aucune copie du livre n’a été déposée auprès de ses services, comme l’exige la loi. Elle souligne également une irrégularité supplémentaire : l’éditeur aurait utilisé un numéro ISBN déjà attribué à un autre ouvrage publié en 2022.
En conséquence, l’institution affirme que le livre en question n’est ni enregistré ni conforme aux procédures légales de dépôt, ce qui expliquerait les mesures prises. Cette mise au point intervient alors que le débat se poursuit autour de cette affaire, entre respect des règles administratives et préoccupations liées à la liberté d’édition.
R.N
LA NATION Quotidien National D'information