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Le wali, couteau suisse 

En vrac par madjid Khelassi

Dans le ballet des ex-potentats qui défilent devant la justice, le corps des walis semble avoir joué un rôle essentiel voire primordial dans la curée qui a mis le pays à terre.

Fabuleux corps que celui des walis…Être wali,  c’est simplement être président d’une région.

Poste supposé régler les problèmes en tous genres du citoyen, il est inabordable pour le peuple et corvéable à souhait pour le système.

Fonctionnaire cauteleux dans ses discours vers les populaces, il est le couteau suisse des faits du prince.

Wali et wilaya…inquiétante étrangeté d’un monde où ce qui paraît inconcevable devient la norme. Son rôle ne se limite pas à réfléchir sur ce qu’il faut faire, mais sur ce que le sérail lui demande de faire. Et là , il y’a fort à faire. Et les instructions, les ordres, les rappels, les sommations s’entassent dans une galerie d’épiphanie où l’on retrouve quotidiennement le DUCH, le chef de Daïra, le responsable du foncier, le cadastre et tutti quanti.

Et chaque jour que dieu fait, sa mission revisite la coulisse des innocences perdues par l’illégalité. Car un wali se damne chaque jour pour faire plaisir aux ministres, aux généraux, aux ex des ex.

Double maléfique de celui qui lui intime les ordres, le wali se tape une cuite de méfaits et d’interdits tous les jours.

Bel échantillon d’humanité que celui de wali . Sid El Wali …disent les gens sur qui il règne.

Docteur Jekkil et Mister Hyde ( mrabet ou poulice comme on dit ), le wali de ces 2 dernières décennies est la colonne vertébrale de tous les méfaits à forte teneur financière. Terrains, logements, passations douteuses de marchés publics. La durée de son mandat est proportionnelle à ses gentillesses…quotidiennes.

Nommé pour exécuter à la lettre les ordres venus d’un en haut nébuleux, il s’y prosterne à foison, sourit à loisir et acquiesce avec plaisir. Son poste et son rôle sont une planche à billet humaine, une pompe à cash qui danse sous le cliquetis des mallettes surchargées.

Question : Combien de walis,  la « Issaba » a-t-elle consommée depuis qu’elle est aux affaires ? La réponse est à la mesure de la banqueroute totale d’un système et la ruine insondable d’un pays.

PS : La prouesse géniale des walis, c’est qu’ils nous ont construit des villes à la campagne. Incroyable !

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