La chambre pénale de la Cour d’Alger a rejeté, lundi, la demande de remise en liberté de l’avocate Latifa Dib, actuellement détenue à l’établissement pénitentiaire de Koléa. Elle a également décidé de reporter l’examen de son affaire au 18 août prochain.
Selon la chaîne El Hayat TV, la défense de Latifa Dib a maintenu, lors de sa plaidoirie, sa demande de remise en liberté, affirmant que l’avocate présentait toutes les garanties nécessaires pour comparaître devant la juridiction à la date qui serait fixée.
À titre subsidiaire, les avocats ont demandé son placement sous contrôle judiciaire, invoquant notamment son état de santé. L’un des membres de la défense a également souligné que Latifa Dib conservait son statut d’avocate et qu’elle n’avait pas fait l’objet d’une radiation.
À l’issue de la plaidoirie, le représentant du ministère public a requis le rejet de la demande de remise en liberté formulée par la défense.
Après délibération, la chambre pénale a décidé de rejeter cette demande et de reporter l’examen de l’affaire au 18 août.
L’affaire concernant Latifa Dib remonte au début du mois de juin dernier, lorsque le tribunal de Sidi M’Hamed avait ordonné son placement en détention provisoire et engagé des poursuites à son encontre sur la base de l’article 96 du Code pénal.
Selon les éléments du dossier, les poursuites concernent des publications diffusées sur les réseaux sociaux, considérées comme contenant des contenus susceptibles de porter atteinte à l’intérêt national et aux symboles de l’État.
Dans le cadre de cette affaire, le tribunal correctionnel de Sidi M’Hamed avait auparavant condamné Latifa Dib, également présidente de l’Organisation nationale des compétences et élites féminines algériennes, à quatre ans de prison ferme, assortis d’une amende de 200 000 dinars.
Cette condamnation était intervenue une semaine après les réquisitions du procureur de la République, qui avait demandé une peine de cinq ans de prison ferme ainsi qu’une amende de 500 000 dinars à l’encontre de la prévenue, en lien avec les publications faisant l’objet des poursuites.
R.N
LA NATION Quotidien National D'information