La Confédération africaine de football a décidé d’augmenter le nombre d’équipes participantes à la Coupe d’Afrique des Nations, passant de 24 à 28 sélections, à partir de la prochaine édition.
La CAF affiche une forte volonté d’élargir le nombre de participants à la CAN à l’avenir, parallèlement à la décision d’organiser la compétition tous les quatre ans.
Le président de la CAF, Patrice Motsepe, avait déjà exprimé clairement son souhait d’augmenter le nombre d’équipes de 24 à 28. Cette décision semble désormais proche d’être concrétisée, selon les conclusions de la réunion ordinaire du comité exécutif tenue dimanche.
Concernant les nouvelles décisions attendues pour la CAN, le président de l’instance africaine a déclaré :
« À l’avenir, la Coupe d’Afrique des Nations se jouera avec la participation de 28 équipes. »
Pour rappel, le nombre de participants à la CAN avait déjà été porté de 16 à 24 équipes à partir de l’édition 2019 en Égypte, remportée par l’Algérie. Il est donc attendu que ce nombre augmente à nouveau lors de la prochaine édition, prévue en 2027 ou éventuellement reportée à 2028.
Par ailleurs, le secrétaire général de la CAF, Véron Mosengo-Omba, a annoncé dimanche sa démission lors de la réunion du comité exécutif tenue au Caire, mettant fin à un mandat marqué par de nombreuses controverses et critiques.
Cette décision intervient dans un contexte où son départ était déjà pressenti, notamment en raison de son arrivée à l’âge légal de départ à la retraite fin 2025, ainsi que de la diminution de son influence au sein des cercles décisionnels de la CAF, après avoir perdu le soutien de plusieurs membres du comité exécutif.
Le président Patrice Motsepe n’a pas tardé à réagir en nommant le Nigérian Samson Adamu au poste de secrétaire général par intérim, en lui confiant des pouvoirs directs pour conduire un chantier de réformes administratives et structurelles, visant à réorganiser l’institution dans la période à venir.
La réunion, tenue dans une atmosphère inhabituelle, s’est déroulée sous la supervision directe de la FIFA, avec la présence de son secrétaire général Mattias Grafström, qui a joué un rôle clé pour assurer le quorum, en contactant des membres qui envisageaient de s’absenter. Cela a permis une forte participation, y compris à distance, notamment celle du président de la Fédération algérienne, Walid Sadi.
Ces dernières années, un climat de tension a régné au sein de la CAF sous la direction de Mosengo-Omba, en raison de rapports faisant état de dysfonctionnements dans la gestion, de critiques sévères concernant la gouvernance, ainsi que de soupçons de corruption. À cela s’ajoute la controverse autour du dossier de la finale de la CAN 2025, notamment concernant le retrait du titre au Sénégal et son attribution au Maroc.
R.S
LA NATION Quotidien National D'information