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Algérie-Mali : Bamaco propose à Alger d’investir dans les mines et l’agriculture

Les autorités maliennes ont présenté aux entreprises et opérateurs économiques algériens un large éventail d’opportunités d’investissement dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment l’or, le lithium, le coton, le riz, l’élevage et l’agro-industrie. Cette offre intervient dans le cadre de la visite du Premier ministre algérien, Sifi Ghrieb, à Bamako.

Selon un rapport publié par le site malien MaliJet, ces opportunités ont été exposées lors d’une séance de travail consacrée à l’examen des perspectives de coopération économique entre l’Algérie et le Mali. Cette démarche traduit la volonté des deux pays d’élargir leur partenariat, au-delà des échanges commerciaux, vers des projets productifs et des investissements conjoints.

L’Agence malienne de promotion des investissements a ainsi présenté plusieurs opportunités aux investisseurs algériens, en particulier dans le secteur minier, avec en tête l’exploitation de l’or et du lithium, ainsi que d’autres ressources minérales.

L’or et le lithium au cœur des opportunités minières

L’or constitue l’une des principales richesses minières du Mali et représente, à ce titre, un secteur particulièrement stratégique pour les investissements étrangers. Le lithium suscite également un intérêt croissant en raison de son rôle dans les industries de haute technologie, notamment la fabrication de batteries pour véhicules électriques, le stockage de l’énergie et les technologies liées à la transition énergétique.

Une coopération entre opérateurs algériens et maliens pourrait ainsi couvrir plusieurs étapes de la chaîne de valeur, allant de l’exploration et de l’exploitation à la transformation des minerais. L’objectif serait notamment de développer les capacités locales de traitement et d’accroître la valeur ajoutée créée dans la région.

L’agriculture et l’agro-industrie également ciblées

Les opportunités présentées par la partie malienne ne se limitent toutefois pas au secteur minier. Elles concernent également l’agriculture, l’élevage et l’industrie agroalimentaire.

Parmi les secteurs identifiés figurent notamment la production de coton et de riz, l’élevage, ainsi que le développement d’activités agro-industrielles. Les autorités maliennes proposent également des investissements dans les chaînes de production, de transformation et de commercialisation de plusieurs produits agricoles, notamment la mangue, le sésame et la noix de cajou.

La concrétisation de ces projets pourrait permettre aux entreprises algériennes d’intervenir à différents niveaux, de la production à la transformation et à la commercialisation, tout en profitant du potentiel du marché malien et, plus largement, des marchés des pays africains voisins.

Vers un partenariat économique renforcé

Cette ouverture du Mali intervient dans un contexte marqué par la volonté de l’Algérie et du Mali de renforcer leur coopération économique dans le cadre d’une approche fondée sur le partenariat Sud-Sud. Les deux pays cherchent ainsi à donner une dimension économique plus concrète à leurs relations politiques et diplomatiques.

Dans ce cadre, l’expérience acquise par les entreprises algériennes dans les secteurs de l’énergie et de l’exploration au Sahel pourrait constituer un atout pour développer leur présence sur le continent africain. Le rapport cite notamment le projet de Kafra au Niger comme un exemple du potentiel de participation des entreprises algériennes à des projets stratégiques dans la région.

Le développement des infrastructures et des liaisons commerciales entre l’Algérie et les pays du Sahel pourrait également faciliter la circulation des marchandises et des investissements, notamment grâce à l’amélioration des réseaux de transport, des infrastructures logistiques et des postes-frontières.

Lors des échanges entre les deux parties, l’importance de mettre en place des groupes de travail spécialisés a été soulignée afin d’assurer le suivi des opportunités présentées et de transformer les propositions en projets et partenariats concrets entre les opérateurs économiques des deux pays.

Les secteurs minier, agricole et agro-industriel pourraient ainsi constituer les principaux piliers d’une nouvelle étape de la coopération économique algéro-malienne. La concrétisation de ces opportunités dépendra désormais de la capacité des deux parties à passer des discussions et annonces d’investissement à la réalisation effective de projets sur le terrain.

R.N

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