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Situation financière critique

 L’Office national de l’assainissement

Le Directeur général de l’Office national de l’assainissement, Ramdane Kerbadj  tire l’alarme : cet établissement est au bord de la faillite et est condamné à trouver ses propres sources de financements. Le DG de l’ONA était très clair on « doit impérativement innover » et trouver de nouveaux créneaux afin d’équilibrer les finances de l’office.

Dans une déclaration à la presse, en marge d’une rencontre avec les cadres et les gestionnaires de l’antenne locale de l’ONA, Kerbaddj, a estimé que la « situation financière critique de l’Office exige un redéploiement de ses activités et une diversification de ces missions de façon à réduire le déficit qu’enregistre l’Office et arriver, à terme, à réaliser des bénéfices ».

« Notre principal objectif est faire renflouer les caisses de l’Office et ne plus dépendre exclusivement de l’aide et du soutien financier des pouvoirs publics, en explorant d’autres créneaux en mesure de garantir des rentrées d’argents supplémentaires », a-t-il souligné. M. Kerbadj a ajouté que le plan d’action élaboré, à brève échéance, tend à « redresser la situation financière fragile de l’Office », en s’investissant dans des créneaux délaissés jusqu’à présent, mais susceptibles, selon Kerbadj, d’assurer les ressources financières nécessaires au sauvetage de l’Office ».

Avec une masse salariale mensuelle, estimée à 850 millions DA, pour un effectif global de 13 mille employés, dont 70% d’agents d’exploitation, l’ONA est « contrainte de diversifier ses activités et ne plus se limiter à des missions traditionnels, consistant en l’exploitation des infrastructures ou des réseaux dont elle assure la charge », a fait savoir le même responsable.

Parmi les créneaux ciblés, le DG de l’ONA, cite, la maîtrise des ouvrages délégués, en l’occurrence la prise en charge et le suivi des projets affectés au secteur à travers la signature de conventions et contrats avec les collectivités locales, les OPGI ou les directions de l’urbanisme, de l’architecture et de la construction (Duac), la réalisation également de projets d’assainissement au profit des communes, le curage des oueds et toutes autres activités en relation avec le domaine de l’assainissement », a-t-il expliqué.

Des démarches ont été entreprises, selon Kerbadj, en direction des collectivités locales et certaines directions pour examiner ce dossier et élaborer un plan de charge qui s’inscrirait dans cette nouvelle  dynamique.

F M

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