Au 33e jour de l’escalade entre l’Iran, les États-Unis et Israël, les répercussions du conflit se poursuivent dans un contexte de transformations politiques et militaires rapides, avec des discussions évoquant un retrait américain et des préparatifs pour une nouvelle phase.
De hauts responsables iraniens ont affirmé que leur guerre contre « l’agression » se poursuivait, que le détroit stratégique d’Ormuz ne serait jamais rouvert, et que la prochaine riposte iranienne ferait profondément regretter aux agresseurs leur attaque « criminelle ».
Dans un message à l’occasion de la Journée de la République islamique, le chef du pouvoir judiciaire, Gholam Hossein Mohseni Ejei, a déclaré : « Les États-Unis ont violé les concepts et les règles du droit international et ont commis de nombreux crimes. »
Il a ajouté : « Le président immoral et corrompu des États-Unis, qui a fait de la guerre un moyen d’amasser des richesses pour son empire financier personnel, et qui n’a atteint aucun de ses objectifs diaboliques, se tourne désormais vers nos voisins pour financer sa machine de guerre. »
Il a poursuivi : « L’issue de cette guerre sera l’expulsion des Américains de notre région et le début de la fin de l’entité sioniste maudite. Nous, au sein du pouvoir judiciaire, sommes déterminés à poursuivre les dimensions juridiques et judiciaires des agressions des régimes américain et israélien contre l’Iran sur la scène internationale, en coopération et coordination avec les autres secteurs concernés, notamment le ministère des Affaires étrangères. »
Il a conclu : « Nous tendons la main à la coopération dans cette voie aux juridictions judiciaires et légales des pays islamiques et des pays voisins. »
De son côté, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a déclaré dans un entretien avec l’agence sud-coréenne « Yonhap » : « Nos forces armées sont prêtes à tous les scénarios. Il s’agit d’une guerre d’agression, et le peuple iranien est déterminé à riposter et à résister. Nous sommes confiants que nos forces armées feront regretter leurs actes d’agression contre l’Iran.»
Pour sa part, le vice-président du Parlement iranien, Ali Yekzadeh, a affirmé : « Nous ne relâcherons pas notre emprise sur Trump tant que nous n’aurons pas vengé le commandant des musulmans dans le monde. C’est le complot le plus dangereux jamais ourdi contre l’Iran, mais ils n’atteindront jamais leurs objectifs diaboliques. Le détroit d’Ormuz ne sera jamais ouvert, et aucune négociation n’a eu lieu ni n’aura lieu. »
R.I
LA NATION Quotidien National D'information