Au 24ᵉ jour de l’agression américano-sioniste contre l’Iran, les combats continuent de s’intensifier, marqués par des frappes réciproques et une montée des tensions régionales. L’attention internationale se focalise désormais sur le détroit d’Ormuz, dont la situation instable bouleverse les équilibres énergétiques mondiaux et alimente les inquiétudes sur l’approvisionnement en pétrole.
Dans ce contexte, un responsable iranien a catégoriquement démenti les déclarations du président américain Donald Trump affirmant l’existence de négociations en cours pour mettre fin aux hostilités. Selon cette source, aucun contact direct ni indirect n’a été établi entre Téhéran et Washington. Elle affirme également que le président américain aurait fait marche arrière après avoir pris connaissance de la capacité de l’Iran à viser des infrastructures énergétiques dans l’ensemble de l’Asie occidentale.
De son côté, Donald Trump a annoncé avoir ordonné de suspendre temporairement les frappes contre les installations énergétiques iraniennes. Dans un message publié sur sa plateforme, il évoque des discussions « positives et constructives » menées ces derniers jours avec l’Iran, en vue d’un règlement global du conflit. Il précise que ces échanges devraient se poursuivre durant la semaine, justifiant ainsi le report de cinq jours des opérations militaires, décision conditionnée à l’évolution des pourparlers.
Cependant, du côté iranien, un haut responsable sécuritaire affirme que ce recul américain est avant tout lié à la crédibilité des menaces militaires iraniennes, mais aussi aux pressions croissantes sur les marchés financiers occidentaux. Il insiste sur le fait que l’Iran n’a jamais engagé de négociations et qu’il poursuivra ses efforts jusqu’à atteindre un niveau de dissuasion suffisant. Il avertit également que, même en cas d’accalmie, la situation dans le détroit d’Ormuz et sur les marchés énergétiques ne reviendra pas à la normale à court terme.
Sur le terrain, les affrontements se poursuivent. Les Gardiens de la révolution ont annoncé que toute attaque visant les infrastructures électriques iraniennes entraînerait des représailles contre les centrales israéliennes ainsi que celles alimentant les bases américaines dans la région.
Par ailleurs, Téhéran revendique plusieurs vagues d’attaques dans le cadre de l’opération « Promesse véridique 4 ». Des missiles balistiques et des drones ont ciblé des bases américaines et israéliennes, notamment la base aérienne Prince Sultan en Arabie saoudite, présentée comme un centre névralgique des opérations contre l’Iran. D’autres frappes auraient visé des installations militaires et sécuritaires en territoire israélien.
Selon les autorités iraniennes, ces opérations auraient provoqué un déséquilibre stratégique au sein du dispositif militaire américain dans la région, affirmant que leurs capacités de renseignement permettent désormais de surveiller étroitement les mouvements des forces adverses.
Ce conflit, qui dure depuis plusieurs semaines, suscite une vive inquiétude à l’échelle internationale. Les risques d’un élargissement de la guerre et ses conséquences sur la sécurité énergétique mondiale et la navigation dans le Golfe restent au cœur des préoccupations, alors que les efforts diplomatiques se poursuivent en coulisses pour éviter une escalade majeure.
R.I
LA NATION Quotidien National D'information