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Crédit bancaire : la Banque d’Algérie resserre l’encadrement des taux d’intérêt

La Banque d’Algérie a décidé de durcir les conditions d’encadrement des taux d’intérêt appliqués aux crédits bancaires en réduisant de moitié le seuil à partir duquel un taux est considéré comme excessif. Cette mesure, officialisée par l’instruction n°06-2026, s’inscrit dans la poursuite de l’assouplissement de la politique monétaire engagé en 2025 afin de stimuler le financement de l’économie.

Désormais, un crédit sera qualifié d’excessif lorsque son taux effectif global dépasse de plus de 5 % le taux effectif moyen pratiqué par les banques au cours du semestre précédent pour une opération de même nature, contre une marge de 10 % auparavant.

Pour l’économiste Brahim Guendouzi, cette décision répond à une volonté claire de favoriser l’accès au financement, notamment pour les petites et moyennes entreprises (PME). « Après avoir abaissé son taux directeur et réduit les réserves obligatoires des banques en 2025, la Banque d’Algérie poursuit sa stratégie visant à encourager la distribution du crédit bancaire », explique-t-il.

La nouvelle réglementation concerne l’ensemble des catégories de financement, notamment les découverts, les crédits à la consommation, les prêts à court, moyen et long termes, les crédits immobiliers ainsi que les opérations de leasing.

Au début de l’année, la Banque d’Algérie avait publié les taux effectifs moyens du second semestre 2025, servant de référence pour le calcul des plafonds applicables au premier semestre 2026. Les crédits de trésorerie affichaient ainsi des taux moyens de 7,51 % pour les découverts, 9,42 % pour les crédits à la consommation, 6,86 % pour les prêts destinés au financement de l’habitat et 10,01 % pour les opérations de leasing. Les crédits à court, moyen et long termes enregistraient, quant à eux, des taux moyens respectifs de 6,87 %, 6,30 % et 5,82 %.

En réduisant la marge de dépassement autorisée, la Banque d’Algérie entend renforcer la protection des emprunteurs tout en orientant davantage les établissements financiers vers des conditions de financement plus favorables, dans l’objectif de soutenir l’investissement productif et la croissance économique.

R.N

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