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Affaire de la FAF : report du procès des anciens présidents

Le tribunal de Sidi M’Hamed, pôle économique et financier d’Alger, a décidé, ce mardi, de reporter au 21 juillet prochain le procès des anciens présidents de la Fédération algérienne de football (FAF), Kheïreddine Zetchi, Charaf-Eddine Amara et Djahid Zefizef, dans le cadre de l’affaire portant sur la gestion de l’instance fédérale. Le renvoi de l’audience a été motivé par l’absence de notification de six membres du bureau fédéral, résidant hors de la capitale, parmi lesquels Bahloul, Maâmar et Kaddah. Ces derniers font l’objet de mesures de contrôle judiciaire. Le ministère des Sports et la Fédération algérienne de football, constitués parties civiles dans cette affaire, étaient également absents à l’audience. Initialement prévue à 9 heures, l’audience n’a réellement débuté qu’aux environs de 10 h 30, après l’arrivée des prévenus en provenance de l’établissement pénitentiaire de Koléa. Étaient présents les trois anciens présidents de la FAF, ainsi que les ex-secrétaires généraux Mohamed Saâd et Mounir Debbichi, et l’ancien directeur de l’administration et des finances, Abdelghani Naqqache.

Pour rappel, Kheïreddine Zetchi avait été placé en détention provisoire en novembre 2024 dans le cadre de cette affaire. Charaf-Eddine Amara et Djahid Zefizef avaient, dans un premier temps, été placés sous contrôle judiciaire avant d’être incarcérés dans d’autres dossiers. Amara a été écroué le 21 décembre 2025 dans une affaire liée à sa gestion du groupe Madar, tandis que Zefizef a été placé en détention provisoire le 28 avril 2026 dans une enquête portant sur la gestion du groupe public Agrolog.

Au cours de l’audience, plusieurs observateurs ont relevé une nette dégradation de l’état physique de certains prévenus. Charaf-Eddine Amara est apparu très amaigri, tandis que Kheïreddine Zetchi semblait également avoir perdu du poids, mais de manière moins marquée. À l’issue de la décision de renvoi, les prévenus ont pu saluer les membres de leurs familles présents au tribunal. La scène a été marquée par une vive émotion, certains proches n’ayant pu retenir leurs larmes. Charaf-Eddine Amara a notamment été aperçu embrassant la main de son épouse avant de quitter la salle d’audience pour regagner l’établissement pénitentiaire de Koléa.

Le dossier reviendra devant le tribunal de Sidi M’Hamed le 21 juillet prochain, une fois les formalités de notification des autres personnes poursuivies dans cette affaire achevées.

R.N

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