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Parquet antiterroriste français (PNAT) : la libération requise pour l’agent consulaire algérien détenu en France

Le retour à la normale des relations algéro-françaises qui, depuis une année, ont connu une crise diplomatique sans précédent, s’accélère. Pour cause, le Parquet antiterroriste français (PNAT) a requis, le 11 juin,  la remise en liberté de l’agent consulaire algérien de Créteil incarcéré en France depuis avril 2025 et son placement sous contrôle judiciaire, estimant que son maintien en détention n’est plus justifié, a rapporté le journal français du soir ‘’Le Monde’’ dans son édition d’hier. Une décision que d’aucuns n’ont pas hésité à qualifier de revirement spectaculaire, du fait que le Parquet  français s’est, jusque-là, opposé à cette libération.

Cette réquisition fait suite à une demande de remise en liberté provisoire introduite par la défense. Mais la décision revient aux juges, et c’est précisément à ce niveau que les choses se bloquent pour Une  demande qui a été rejetée le 18 juin par les juges et sera, après l’appel fait l)par la défense, réexaminée le 13 juillet prochain.  Pour le journal français, ces réquisitions marquent un évident assouplissement de la position du ministère public sur ce dossier, le Parquet antiterroriste ayant jusqu’à présent rejeté toutes les demandes de remise en liberté du diplomate algérien. L’arrestation de l’agent consulaire le 8 avril 2025 du temps où Bruno Retailleau, partisan acharné d’une politique de ‘’bras de fer’’ avec Alger,  était à la tête du ministère de l’Intérieur français, avait donné un coup de frein aux tentatives de réchauffement menées, alors,  par le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot. Une arrestation qu’avait alors dénoncée le ministère algérien des Affaires étrangères avec virulence, en la qualifiant de procédé «indigne » menée «sans considération du statut consulaire de l’agent» et  «en violation des conventions diplomatiques en vigueur». L’Algérie était loin, en portant le chapeau de cette arrestation à  Bruno Retailleau dans le but de saboter le processus de rapprochement entre les deux pays.

Depuis le départ de l’ancien ministre de l’Intérieur et son remplacement par Laurent Nunez, les relations entre les deux pays ont retrouvé, peu à peu, des couleurs, avec à la clé l’échange, depuis février dernier,  de visites ministérielles et la relance de la coopération sécuritaire et migratoire.

A.C

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