Le rideau est tombé, ce dimanche, sur la campagne électorale pour les élections législatives du 2 juillet prochain, et les participants à cette échéance entrent dès aujourd’hui dans la période de silence électoral, qui se poursuit jusqu’à la fermeture des bureaux de vote jeudi prochain, après la fin du scrutin.
Après 20 jours d’activités électorales menées par les différentes formations politiques actives sur la scène nationale, la course vers les sièges de la chambre basse du Parlement, composée de 407 membres, a atteint sa dernière étape intermédiaire : trois jours d’arrêt de toute activité susceptible d’influencer la décision des électeurs le jour du vote. À partir d’aujourd’hui et jusqu’à jeudi prochain, les responsables et représentants des 34 partis participant au processus électoral ainsi que des listes indépendantes vont s’abstenir d’organiser des rassemblements et réunions électorales, de publier ou diffuser de la propagande électorale dans les médias, et de toute activité visant à influencer les électeurs ou à orienter leurs choix, y compris sur les plateformes numériques et les réseaux sociaux si cela s’inscrit dans le cadre de la campagne électorale.
Le législateur a instauré cette période de silence, prévue par l’article 73 de la loi organique relative au régime électoral, selon des experts en droit, afin de garantir l’égalité des chances entre les candidats, de protéger la liberté de choix des électeurs et de limiter les pressions et la propagande dans les dernières heures précédant le vote. L’article 73 de la loi organique relative aux élections stipule : « À l’exception du cas prévu au paragraphe 3 de l’article 95 de la Constitution, la campagne électorale est ouverte vingt-trois jours avant la date du scrutin et prend fin trois jours pleins avant cette date. »
L’Autorité nationale indépendante des élections a rappelé dans son dernier communiqué d’hier l’interdiction de publier et diffuser des sondages et enquêtes sur les intentions de vote sous quelque forme que ce soit, à partir de ce lundi 29 juin pour les circonscriptions électorales sur le territoire national, et ce jusqu’à la clôture du scrutin.
Ainsi, les différentes formations politiques ont tenu leurs derniers rassemblements et interventions médiatiques dans les programmes télévisés consacrés à la campagne électorale, après 20 jours de tentatives de persuasion de l’électorat, qui comprend 23 872 756 électeurs à l’intérieur du pays et 854 285 électeurs à l’étranger. Le scrutin concerne 9 422 candidats à l’intérieur du pays, répartis sur 739 listes, dont 613 sous l’égide de 32 partis politiques, une liste de coalition et 125 listes indépendantes. À l’étranger, 432 candidats sont répartis sur 54 listes, dont 47 sous l’égide de 16 partis, une liste de coalition et 6 listes indépendantes.
Durant la campagne, les styles et discours des intervenants ont varié entre ceux qui promettent d’améliorer les conditions de développement et de vie des citoyens, et ceux qui refusent d’entrer dans les détails du développement local lors des élections législatives, préférant se concentrer sur les réformes politiques. Une campagne qui est restée éloignée des préoccupations des citoyens, lesquels ont fui les difficultés de la vie quotidienne dues aux déséquilibres du marché national, à la baisse du pouvoir d’achat, à la hausse des prix et aux pénuries de produits, ainsi qu’aux faits divers liés à la criminalité, pour se tourner vers le rêve footballistique lié à la participation de l’équipe nationale algérienne à la Coupe du monde de football.
Seddik.Y