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Energie renouvelable : l’initiative «Desertec» relancée

L’initiative «Desertec» est mise au goût du jour par les responsables algériens de l’énergie. Cette idée, d’origine allemande, de produire de l’électricité à partir de l’Algérie, le territoire le plus ensoleillé au monde, refait surface après qu’on la croyait enterrée.
«Le ministre de l’Energie, Mohamed Arkab, a fait état jeudi à Alger de concertations en cours avec la partie en charge de l’initiative allemande « Desertec » pour le lancement des projets de centrales solaires. Auditionné par la Commission des Finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale (APN) dans le cadre de l’examen du projet de loi de règlement budgétaire pour l’exercice 2017, le ministre a précisé que la Sonelgaz a effectivement entamé les concertations avec la partie allemande sur les projets de centrales solaires, y compris les aspects opérationnel et juridique, a rapporté l’APS.
Cependant, les informations sur le projet restent rares. Difficile de savoir s’il s’agissait de la même initiative lancée il y a près de dix-sept ans, avec les mêmes ambitions en matière d’objectifs, de volume d’investissement et, finalement, les mêmes acteurs. On n’en sait rien.
Les autorités algériennes parlent toujours de l’initiative « Desertec » avec la partie allemande. Cela s’entend, bien sûr, qu’il s’agit de la même chose avec près de deux décennies d’intervalle.
Faut-il rappeler que depuis 2003, date du lancement de l’initiative allemande, l’Algérie a vu succéder plusieurs ministres à la tête de l’énergie et plus d’un patron à la tête de Sonelgaz, l’entreprise nationale censée s’occuper du dossier. En plus, la politique nationale en matière de mix énergétique a connu beaucoup de tâtonnements marqué par des avancées en déclarations et de reculs en décisions.
A ce stade, il semble que les discussions avec les Allemands se limitent aux études d’opportunités économiques et à la faisabilité technique du projet ? A moins que le projet se limiterait à une coopération entre l’Allemagne et l’Algérie sous forme d’assistance technique et de transfert de technomogie.
«En avril dernier, la Sonelgaz avait signé avec l’initiative un mémorandum d’entente pour élaborer une vision commune de coopération entre les deux parties.»
Rien n’a été dit, de part et d’autres, des aspects financiers et des intervenants (investisseurs). Aucune échéance n’a été fixée pour un début de concrétisation.
L’attitude de l’ancien ministre de l’Energie, Noureddine Bouterfa, en dit long sur ce tâtonnement. A la tête de la Sonalgaz, il s’est opposé, énergiquement au projet, une fois nommé ministre de l’Energie, il s’est montré des plus farouches défenseurs des énergies renouvelables. Il faut savoir qu’un débat s’était engagé, durant cet intervalle, sur les raisons à l’origine de l’échec de l’initiative… pour les uns, c’était l’Algérie qui n’a pas su saisir l’opportunité, pour les autres, l’initiative a été sabotée par les Européens parce qu’elle ne présentait aucun intérêt économique. La sécurité énergétique est une chose trop sérieuse pour la perdre au profit de la rive sud de la méditerranée.

 Raouf Azoune

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