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En vrac par Madjid Khelassi : L’Afrique putschiste

Les coups d’états en Afrique, mode d’alternance du pouvoir ou propension naturelle à la gouvernance par les armes ?   

Tchad , Mali, Guinée , Soudan et de fraîche date le Burkina-Faso, semblent être les pays aux coups d’état permanents, en Afrique. 

Quid de la répétition des putschs militaires sur le continent ?  Il faut dire que la gouvernance par les armes, est une vieille pratique africaine. Elle s’inscrit aussi dans l’histoire de chaque pays.

Aussi, dès la fin du système colonial et sitôt  l’indépendance recouvrée, le fracas des armes continua, non pas contre quelques vestiges du joug colonial, mais contre les peuples de ces pays, par leurs  nouveaux dirigeants , qui étaient d’ex combattants du mouvement  indépendantiste.

Naquit alors le putsch supposé sauver le pays…des errements de ses dirigeants. 

L’Algérie connut un putsch ( que d’autres appellent coup d’état militaire ) en 1965, qui  consacra la mainmise de l’armée sur la gestion du pays. 

La Tunisie vit Ben Ali déposer Bourguiba, en Guinée  Sékou Touré habilla son règne d’une tenue civile et Lassana Conté, chef de la junte ,resta 24 ans au pouvoir. 

Item pour le Tchad d’Idriss Déby, et le Mali, pays des putschs éternels. 

En Guinée, Alpha Condé ne resta au pouvoir, qu’en se persuadant que hors coup d’état, point de salut. Le  Soudan fonctionna  toujours avec des régimes dominés par les militaires. 

Souvent, les dégradations des situations économiques où sécuritaires, offrent l’occasion aux militaires de jouer un rôle politique important, quand il n’est pas prépondérant, avec pour argument infaillible : sauver le pays d’un effondrement  quoi qu’il en coûte. 

Quid de la démocratie dans un régime issu d’un putsch ? Elle reste une approche fantasmatique pour la plupart des pays africains. 

Alors, le trop-plein par les armes, plutôt que le grand vide par les lubies démocratiques…semblent décréter les putschistes. 

En Afrique et presque dans sa totalité , la petite musique démocratique version liberté, doit toujours se jouer dans la fanfare militaire du régime. 

Aussi, l’odyssée de l’espèce démocratique, n’est pas prévue, en cette première partie du 21e siècle.

Elle mettra sûrement le temps d’une vie.  Qui vivra (en Afrique) verra. 

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