Le procès de l’attaque terroriste contre le site gazier de Tiguentourine (Amenas), 1.300 km au sud-est d’Alger, en janvier 2013, devait reprendre hier dimanche. Suite à la demande de la défense, le tribunal criminel de première instance de Dar El Beïda (Alger), a décidé de le reporter.
Selon l’ancien porte parole du gouvernement ministre de la communication, le défunt Mohmed Said, «Les terroristes qui ont pris part à cette entreprise criminelle sont de six nationalités. Je peux dire d’ores et déjà qu’ils sont originaires de pays arabes et africains et de pays non africains », a déclaré M. Mohamed Saïd sur les ondes de la chaîne III de la Radio nationale.
Sur le banc des accusés : quatre hommes accusés – entre autre – d’appartenir à un groupe terroriste armé, prise d’otages, homicides volontaires avec préméditation et détérioration de biens de l’État.
Ces derniers sont poursuivis pour avoir été membres du commando terroriste qui, durant 3 jours, en janvier 2013, a pris en otage les employés du site gazier de Tinguentourine, près de la localité d’In Amenas, jusqu’à ce que les autorités algériennes réagissent par une opération de sauvetage.
L’opération avait commencé à l’aube du 16 janvier avec l’entrée de 10 pick-up dans l’enceinte du complexe gazier. Les djihadistes qui en étaient descendus avaient alors rapidement séparé les expatriés des travailleurs locaux et préparé le siège. Selon des témoins, ils avaient notamment fait porter des ceintures d’explosifs à leurs otages, menaçant de faire sauter le site.
Revendiquée par un groupe armé baptisé « Les signataires par le sang » dirigé à distance par le terroriste Mokhtar Belmoktar, un ancien membre d’Aqmi. Pour mettre fin à la prise d’otages, l’armée algérienne lance deux assauts, les 17 et 19 janvier, dans lesquels une trentaine de terroristes sont tués, mais aussi une quarantaine d’employés du site gazier.
Synthèse : Sid.A
LA NATION Quotidien National D'information