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Présence des sociétés de sécurité privées dans les zones de conflit : l’Algérie réclame une définition précise du terme mercenaire

Le député à l’Assemblée populaire nationale, Fateh Boutabek, membre de la Commission Justice et Droits de l’Homme du Parlement africain, a souligné la nécessité d’élaborer une définition précise du terme mercenaire à la lumière de la situation des entreprises privées des questions de sécurité, et de leur situation juridique.

Dans un discours qu’il a prononcé lors d’une séance conjointe entre la commission de la coopération, des relations internationales et du règlement des conflits, la commission des règles et privilèges et la commission de la justice et des droits de l’homme, Fateh Boutbek a souligné l’importance de la coopération pour limiter l’impact des ce phénomène sur la souveraineté.

Boutabek a également souligné les questions de cybersécurité et les menaces liées au phénomène, ainsi que l’importance des relations bilatérales africaines pour faire face à ces défis.

Pour rappel, l’Algérie continue à considérer avec suspicion les sociétés de sécurité privées actives dans les zones de conflits armés.

L’Algérie a également exprimé son inquiétude face à la présence croissante de mercenaires en Libye et dans la région du Sahel, notamment des mercenaires russes « Wagner » au Mali.

Lors d’un de ses rendez-vous périodiques avec la presse nationale, et dans un entretien au journal français Le Figaro, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a exprimé son inquiétude face à cette croissance, estimant que « l’argent versé par la junte militaire au pouvoir en Mali en échange des services des mercenaires privés russes du groupe Wagner. » Il sera plus bénéfique s’il est investi dans des projets économiques », a-t-il déclaré, expliquant : « Le terrorisme n’est pas ce qui m’inquiète le plus, car nous pouvons le vaincre. Je suis plus préoccupé par le fait que la région du Sahel croule dans la misère. Il a souligné que “la solution est à 80 pour cent économique et à 20 pour cent sécuritaire”.

Dans ce contexte, le ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Ahmed Attaf, a révélé que l’Algérie avait ouvert avec la Russie le dossier de la présence des forces Wagner dans la région du Sahel, annonçant avoir personnellement discuté de la question avec son homologue russe Sergueï Lavrov.

Ahmed Attaf a annoncé la mise en place d’un mécanisme conjoint, qui comprend des diplomates et des personnels de sécurité, dirigé par le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, du côté algérien, et le vice-ministre des Affaires étrangères et envoyé personnel du président Vladimir Poutine, côté russe.

Attaf a confirmé que le comité bilatéral chargé de surveiller la présence des Wagner dans la région se réunira à nouveau prochainement.

Mah. B

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