La campagne électorale pour les législatives prévues le 2 juillet a été lancée ce mardi. Fait inédit dans l’histoire des élections, la campagne débute alors que les listes de candidats ne sont pas encore finalisées pour les 407 sièges de la chambre basse du Parlement.
Selon des sources médiatiques, l’Autorité nationale indépendante des élections n’a encore validé aucune liste dans la circonscription d’Alger à ce jour.
Dans la capitale, 12 listes partisanes ont été enregistrées, après l’exclusion de la liste du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) et celle du Mouvement pour l’entente nationale (TAJ), en plus d’une liste indépendante.
Ainsi, la campagne débute sans que les candidats, notamment à Alger, ne puissent réellement entamer leur propagande ni présenter leurs programmes, leurs listes n’ayant pas encore été validées.
La même situation concerne les listes pour lesquelles l’autorité électorale a demandé aux partis de remplacer certains candidats rejetés après le passage du “filtre”, en raison de supposées violations de la loi électorale, notamment dans l’application controversée de ses articles 1 et 200.
Selon les mêmes sources, ce “filtre” reste actif. La veille du lancement de la campagne, quatre noms ont été retirés de la liste du Mouvement de la construction nationale à Alger, après que le parti eut déjà procédé à des remplacements dans les délais légaux, expirés le 6 juin.
Après cette date, l’autorité a accordé un délai supplémentaire de 48 heures pour les remplacements. L’examen des dossiers des nouveaux candidats se poursuit donc pendant la campagne électorale, ce qui pourrait perturber le processus et priver certains candidats de l’égalité de temps de propagande, comme cela avait déjà été le cas lors de la collecte des signatures durant la phase de dépôt des candidatures.
Il est à noter que seuls cinq partis politiques ont réussi à présenter plus de 70 listes chacun : le Rassemblement national démocratique (RND), en tête avec 75 listes et le numéro d’identification 1, suivi du Front de libération nationale (FLN) avec le même nombre, puis le Front El Moustakbal (74 listes, numéro 3), le Mouvement de la construction nationale (70 listes, numéro 4) et le Mouvement de la société pour la paix (MSP) avec 70 listes également (numéro 5).
L’Autorité nationale a attribué les numéros d’identification des partis sur la base du nombre de listes validées, mais de nombreuses listes restent encore en cours de contrôle après les remplacements, ce qui signifie que les chiffres évoluent surtout par changement de noms de candidats.
Le parti Sawt Ech Chaab détient le numéro 6 avec 58 listes, suivi du Parti des travailleurs (29 listes), du Parti El Karama (28 listes), du TAJ (27 listes), du Front des forces socialistes (26 listes), du Fajr El Jadid (25 listes), du Parti de la liberté et de la justice (19 listes), du Front pour la justice et le développement (13 listes), du Mouvement Ennahda (11 listes), et du Front du bon gouvernance (10 listes).
Le RCD (numéro 17) participe avec 9 listes, à égalité avec le Front de l’Algérie nouvelle (numéro 18).
En bas du classement, l’Alliance nationale républicaine (numéro 19) dispose de 6 listes, tout comme le Front de la lutte nationale et le parti Talaie El Houriat. Au total, 36 partis participent, dont deux avec quatre listes, trois avec deux listes et sept avec une seule liste.
Seddik. Y