L’Office central de répression de la corruption (OCRC) a annoncé, ce mercredi, la mise à disposition de plusieurs canaux de communication permettant aux citoyens de signaler les faits et infractions liés à la corruption. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de ses missions visant à promouvoir l’intégrité, renforcer la transparence et protéger les deniers publics.
Dans un communiqué, l’institution a souligné que cette démarche découle de son engagement en faveur de la transparence et du respect de l’État de droit. Elle vise à faciliter la réception des signalements et des informations relatives aux actes de corruption, tout en garantissant leur traitement conformément à la législation en vigueur.
L’Office a rappelé que ses principales missions consistent à recueillir les dénonciations liées à la corruption, à les examiner dans le respect des procédures légales et à contribuer à la consolidation des mécanismes de prévention et de lutte contre ce phénomène.
À ce titre, l’OCRC a insisté sur le rôle essentiel des citoyens dans la protection des fonds publics. Selon l’institution, la participation active de la société civile et des citoyens au signalement des pratiques de corruption constitue un levier fondamental pour promouvoir les valeurs de transparence, d’intégrité et de bonne gouvernance.
Afin de faciliter les démarches des lanceurs d’alerte, plusieurs moyens de contact ont été mis à leur disposition :
• Numéro vert : 1022
• Téléphone : 023 48 00 83
• Courriel : contact@ocrc.gov.dz
• Adresse : 06, rue Djamila, Place El-Qods, Hydra (16035), Alger
Cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par l’Algérie pour renforcer son dispositif national de prévention et de lutte contre la corruption.
Dans le même contexte, la Haute Autorité de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption avait publié, en mai dernier, une note explicative détaillant les mécanismes et les conditions de signalement des soupçons de corruption. L’objectif est d’encourager les citoyens à contribuer activement à la promotion de la transparence et à la lutte contre ce fléau.
L’Autorité avait notamment précisé que les signalements doivent être effectués via des canaux officiels prévus à cet effet, conformément aux dispositions de la loi n°22-08 du 5 mai 2022 régissant son organisation et ses prérogatives. Parmi ces outils figure la plateforme numérique « Ballighna », dédiée à la réception des dénonciations.
Elle avait également rappelé que les signalements doivent répondre à plusieurs exigences légales, notamment être formulés par écrit, signés et accompagnés de l’identité complète du déclarant, ainsi que des faits ou éléments de preuve relatifs aux actes dénoncés.
Enfin, la Haute Autorité a réaffirmé son engagement à garantir la confidentialité de l’identité des lanceurs d’alerte et des informations transmises. Elle a appelé les citoyens à faire preuve de responsabilité dans l’exercice de leur droit de signalement, afin de contribuer à la préservation de l’intérêt général et au renforcement de la culture de prévention et de lutte contre la corruption en Algérie.
R.N
LA NATION Quotidien National D'information