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Accord américano-iranien : une signature pourrait intervenir vendredi en Suisse

Le Qatar a réaffirmé mardi son soutien aux efforts diplomatiques visant à finaliser un accord entre les États-Unis et l’Iran. En marge du sommet du G7 en France, l’émir du Qatar, le cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, a souligné l’importance de parvenir à une entente durable entre Washington et Téhéran, tout en exprimant la disponibilité de son pays à contribuer à ce processus.

Lors d’une déclaration télévisée aux côtés du président américain Donald Trump, le souverain qatari a estimé que l’accord en discussion revêtait une importance majeure pour la stabilité régionale. Il a toutefois reconnu que plusieurs étapes restaient à franchir avant sa conclusion définitive. Selon lui, la poursuite des efforts diplomatiques pourrait aboutir à des résultats positifs tant pour la région que pour l’Iran.

L’émir a également indiqué que, durant les derniers mois, les discussions se sont davantage concentrées sur la recherche d’un compromis politique que sur les questions économiques.

De son côté, Donald Trump s’est montré optimiste quant aux perspectives de l’accord. Le président américain a qualifié le texte de « juste » et a annoncé son entrée prochaine dans une deuxième phase qu’il juge plus simple à mettre en œuvre. Il a néanmoins précisé que les États-Unis n’avaient pas l’intention d’investir financièrement en Iran.

Trump a rappelé que l’objectif fondamental de l’accord restait d’empêcher l’Iran d’acquérir l’arme nucléaire. Il a averti que Téhéran ferait face à de lourdes conséquences si cette ligne rouge venait à être franchie. Plus tard dans la journée, il a indiqué aux journalistes que le mémorandum d’entente stipulait clairement que l’Iran ne pourrait en aucun cas se doter d’un arsenal nucléaire. Il a également annoncé que le texte serait soumis au Congrès américain pour examen.

Une signature envisagée en Suisse

Parallèlement, le gouvernement suisse a fait savoir qu’une cérémonie de signature pourrait avoir lieu vendredi à Bürgenstock, dans le canton de Nidwald, au centre de la Suisse.

Dans un communiqué, le ministère suisse des Affaires étrangères a indiqué avoir entretenu des contacts étroits avec les États-Unis, l’Iran, le Pakistan et le Qatar concernant la conclusion de ce mémorandum d’entente entre Washington et Téhéran. Les autorités suisses précisent que le choix du site de Bürgenstock a été proposé conjointement par les médiateurs pakistanais et qataris ainsi que par les deux parties concernées.

Le Qatar met en avant son rôle de facilitateur

Dans ce contexte, le ministère qatari des Affaires étrangères a affirmé avoir contribué à rapprocher les positions des deux camps afin de favoriser une solution négociée.

Le porte-parole du ministère, Majed Al-Ansari, a expliqué que Doha avait œuvré pour favoriser le consensus entre les parties, encourager la reprise de la navigation dans le détroit d’Ormuz et soutenir le maintien du cessez-le-feu. Il a toutefois précisé que le Qatar n’agissait pas comme médiateur direct, mais comme un partenaire soutenant les efforts de médiation conduits par le Pakistan.

Selon lui, l’accord actuel constitue une première étape vers un consensus régional plus large susceptible de renforcer la stabilité du Moyen-Orient. Il a confirmé que le Qatar participerait à la prochaine rencontre prévue à Genève et qu’il poursuivrait ses contacts avec l’ensemble des acteurs impliqués afin d’éviter toute reprise de l’escalade.

Le responsable qatari a également insisté sur la volonté de son pays de voir revenir la paix et la sécurité régionales telles qu’elles existaient avant le conflit. Il a assuré que l’ensemble des dossiers en suspens seraient abordés dans le cadre du mémorandum d’entente américano-iranien.

Concernant les aspects financiers, Majed Al-Ansari a affirmé qu’aucun fonds qatari n’avait été engagé dans l’accord et qu’une coordination internationale était en cours pour faire face aux répercussions économiques de la crise. Il a également précisé qu’aucune rencontre directe entre responsables américains et iraniens n’était actuellement organisée à Doha.

Le porte-parole s’est déclaré confiant quant à la possibilité que la signature prévue vendredi ouvre la voie à de futures négociations fructueuses et contribue à mettre fin aux tensions entre les États-Unis et l’Iran.

Gaza, Liban et Israël au cœur des préoccupations régionales

Abordant les autres dossiers régionaux, Majed Al-Ansari a dénoncé les frappes israéliennes au Liban, les qualifiant d’atteinte à la souveraineté du pays. Il a souligné que les efforts diplomatiques se concentraient désormais sur l’application intégrale de l’accord de cessez-le-feu à Gaza, rappelant que le Qatar poursuivait sa médiation en faveur d’une trêve durable dans l’enclave palestinienne.

Sur le dossier israélien, Donald Trump a affirmé entretenir d’excellentes relations avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu. Il a toutefois estimé que ce dernier devait faire preuve d’une plus grande responsabilité dans sa gestion de la situation au Liban.

Le président américain a par ailleurs révélé avoir suggéré à Israël de confier au président syrien Ahmed al-Charaa la gestion de la question du Hezbollah libanais. Trump a également souligné que la campagne militaire israélienne avait provoqué un lourd bilan humain, marqué par un grand nombre de victimes.

R.I

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