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La guerre américano-sioniste contre l’Iran entre dans son quatrième : le spectre d’un conflit élargi plane

La guerre américano-sioniste contre l’Iran est entrée dans son quatrième jour, marquée par une escalade significative et un échange intensif de frappes. Le président américain Donald Trump a estimé que les opérations pourraient se poursuivre entre quatre et cinq semaines, évoquant même une extension « bien au-delà » de ce délai si nécessaire.

Sur le terrain, les bombardements aériens se poursuivent, visant des installations nucléaires et militaires en profondeur sur le territoire iranien. Le Croissant-Rouge iranien a annoncé une hausse du bilan des victimes des frappes. Selon un communiqué relayé hier mardi par l’agence Tasnim, 787 personnes ont été tuées dans des attaques ayant visé 504 sites situés dans 153 zones résidentielles. Les équipes de secours poursuivent les opérations de recherche et de sauvetage sous les décombres, sans qu’un chiffre officiel sur le nombre de blessés n’ait été communiqué.

De son côté, le Corps des gardiens de la révolution islamique a affirmé avoir visé la base d’Arifjan, au Koweït, où sont stationnés des Marines américains, précisant que dix drones auraient atteint leurs cibles.

Il a également revendiqué une attaque par drones contre un site à Dubaï, aux Émirats arabes unis, où se trouvaient, selon lui, plus de 160 Marines américains.

L’agence Fars a indiqué que plus de 40 soldats américains auraient été tués et plus de 70 blessés lors de cette opération combinant drones et missiles. Le United States Central Command (Centcom) a annoncé mardi que le nombre de militaires américains tués s’élève désormais à six depuis le début de l’escalade.

Des médias ont par ailleurs fait état de frappes iraniennes contre des positions situées aux Émirats arabes unis et au Koweït, faisant craindre un élargissement du conflit à l’ensemble de la région du Golfe.

Les dernières heures ont également été marquées par un tournant dramatique avec des attaques visant directement des infrastructures énergétiques stratégiques dans les pays du Golfe. En Arabie saoudite, la raffinerie de Ras Tanura, l’une des plus importantes du Moyen-Orient, aurait été ciblée par des drones, provoquant d’importants incendies et un arrêt partiel des opérations à titre préventif. Faut-il préciser que les autorités iraniennes ont démenti le fait que ce sont derrière ces frappaes.

Au Qatar, la société QatarEnergy a annoncé la suspension de la production de gaz naturel liquéfié dans les zones industrielles de Ras Laffan et Mesaieed, après des attaques de drones contre des installations liées à la production d’électricité et à l’énergie. Cette escalade intervient dans un contexte particulièrement sensible pour les marchés mondiaux, fortement dépendants des exportations énergétiques du Golfe.

S’exprimant lundi lors d’un événement à la Maison-Blanche, Donald Trump a déclaré que les États-Unis s’attendaient dès le départ à une opération de plusieurs semaines. « Nous avons la capacité de continuer bien au-delà », a-t-il affirmé, assurant ne ressentir « aucun ennui » face à la poursuite des opérations.

Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a de son côté insisté sur le fait que les opérations ne mèneraient pas à « une guerre sans fin », précisant que l’objectif est de neutraliser les missiles, la marine et les infrastructures sécuritaires iraniennes. « Nous menons des frappes précises, puissantes et implacables », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse au Pentagone, ajoutant que Washington ne cherche pas à « instaurer la démocratie », mais à « gagner ».

Il a assuré qu’aucune troupe américaine n’avait été envoyée à l’intérieur du territoire iranien, tout en soulignant que les États-Unis sont prêts à aller « aussi loin que nécessaire ».

Enfin, le général Dan Caine, président du Comité des chefs d’état-major interarmées, a averti que la réalisation des objectifs militaires prendrait du temps et pourrait entraîner davantage de pertes américaines. « Ce n’est pas une opération qui se termine du jour au lendemain », a-t-il déclaré, confirmant l’envoi continu de renforts militaires américains vers le Moyen-Orient.

Alors que les hostilités s’intensifient et que les infrastructures énergétiques stratégiques sont désormais ciblées, la crainte d’un embrasement régional généralisé ne cesse de croître.

Synthèse : Ab N

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