Le ministre algérien des Hydrocarbures et des Mines, Mohamed Arkab, effectue depuis ce lundi une visite de travail au Niger. Il s’agit de la première visite officielle d’un ministre algérien depuis la crise diplomatique du Sahel en 2025, symbolisant la volonté des deux pays de consolider leur partenariat énergétique.
La visite est axée sur le projet stratégique du gazoduc transsaharien et sur l’exploitation par Sonatrach du champ pétrolier de Kafra, situé à la frontière algéro-nigérienne.
Accompagné du PDG de Sonatrach, Noureddine Daoudi, et du directeur général de Sonatrach International Holding Company (SIPEX), Bouarara Cherif, Arkab rencontrera les responsables nigériens pour faire le point sur l’avancement du TSGP, conçu pour transporter près de 30 milliards de m³ de gaz naturel du Nigeria vers l’Europe via le Niger et l’Algérie.
Le projet devrait relier le Nigeria à l’Algérie en passant par le Niger. Long de 4 128 km, cet ouvrage est conçu pour acheminer 30 milliards de mètres cubes de gaz par an depuis Warri, dans le sud du Nigeria, jusqu’à Hassi R’mel, dans le Sahara algérien. Le coût de l’investissement est estimé à 13 milliards de dollars.
Les trois pays avaient signé en février 2025 à Alger une série d’accords pour accélérer la réalisation du projet, dont un contrat de mise à jour de l’étude de faisabilité. L’infrastructure est déjà avancée à plus de 70% côté nigérian et algérien. Reste à construire le tronçon nigérien de 841 km, dont le financement devrait être assuré par Alger et Abuja.
La visite permettra également d’évaluer les progrès réalisés par Sonatrach dans le développement du champ pétrolier de Kafra, découvert en 2018 et désormais en phase d’exploitation après des résultats encourageants lors de l’exploration. Les discussions porteront enfin sur le renforcement de la coopération dans le raffinage, la pétrochimie, la production et le transport d’électricité, ainsi que sur le transfert de l’expertise algérienne au Niger.
Synthèse : Sid Ali
LA NATION Quotidien National D'information